Lors de cette loterie annuelle, permettant aux 29 franchises NBA d’étoffer leur effectif en enrôlant les meilleurs universitaires ou étrangers du moment, les représentants du Vieux Continent devraient en effet débarquer en force, accentuant ainsi un phénomène très palpable depuis plusieurs saisons.
Selon diverses prévisions, le nombre de candidats sérieux au jackpot (contrat garanti de quatre ans avec au minimum 1,5 million de dollars par an), formés hors États-Unis, est très nettement supérieur à l’an dernier.
La possibilité de voir une douzaine de joueurs non américains, dont neuf européens, retenus dès le premier tour (contre sept il y a un an) est évoquée.
Ainsi, derrière le phénoménal LeBron James issu des lycées US, et sur lequel Cleveland, assuré du premier tour de la draft, jettera son dévolu, le Serbe Darko Milicic emmène un véritable bataillon d’Européens.
On y trouve notamment deux Français, les ailiers Mickaël Pietrus et Boris Diaw-Riffiod, issus du même club de Pau-Orthez, lequel s’apprête à battre ainsi un record en plaçant deux représentants la même année.
Il est donc d’ores et déjà acquis que la présence du tandem palois portera au moins à six le nombre de basketteurs français évoluant la saison prochaine en NBA. Du jamais-vu ! Antoine Rigaudeau, doublure de luxe à Dallas, et son équipier Tariq Abdul Wahad, Jérôme Moïso (New Orleans) et bien sûr Tony Parker (San Antonio) pourraient même être rejoints par d’autres compatriotes dont les noms sont évoqués au deuxième tour de la draft.
Scott avait la rage
La présence au rendez-vous terminal des New Jersey Nets, très tôt qualifiés pour leur seconde finale NBA consécutive, devait beaucoup à la présence d’un certain Byron Scott sur le banc des banlieusards new-yorkais.
Mais, malgré ses résultats, le coach des champions de la Conférence Est s’est légitimement plaint d’un manque de reconnaissance médiatique. Cette discrétion toute relative, à l’encontre d’un personnage assez nombriliste il est vrai, eut donc pour effet de décupler sa motivation à l’heure d’en découdre avec les Spurs.
Déjà, l’an passé, Scott s’était vu souffler le titre de meilleur entraîneur de l’année au profit de Rick Carlisle (Detroit) qu’il a battu tactiquement à plate couture pendant les play-offs régionaux.
Mais, cette année encore, la distinction de « Coach of the Year » n’a pas pris la direction des Meadowlands, revenant plutôt au Texan Gregg Popovich (San Antonio), rival direct de Byron Scott lors de ces NBA Finals.
De quoi provoquer un sentiment de rage difficilement contenu chez cet homme de 42 ans dont les références sont pourtant certaines.
Triple champion NBA en qualité de joueur, avec les Lakers version show time à la fin des années 80, le gourou des Nets, né dans l’Utah mais élevé à la source du mythe californien par son mentor Pat Riley, fut aussi le meilleur scoreur des Angelinos en 1988.
Sur son CV, figure également un titre de champion... de Grèce, décroché il y a cinq ans avec le Panathinaïkos Athènes.


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