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Le star-system a encore fonctionné

Année après année, le Real Madrid, qui a recruté Figo, Zidane et Ronaldo ces trois dernières saisons sans se préoccuper de défenseurs, rentabilise ses étoiles et obtient au moins un trophée par an : dimanche, le club a remporté son 29e titre de champion d’Espagne de football.
« On ne peut pas demander plus », jubilait le président Florentino Perez, dimanche soir après le titre du Real qui, depuis son élimination en demi-finale de la Ligue des champions, pouvait craindre de terminer la saison les mains vides dans la Liga en raison des bonnes performances de la Real Sociedad.
Après la Liga en 2001, la Ligue des champions en 2002 (et aussi la Super Coupe d’Europe, la Super Coupe d’Espagne et la Coupe intercontinentale), les résultats sportifs donnent raison à Florentino Perez qui, l’été dernier, a fait fi des conseils de ses techniciens sur le recrutement de défenseurs pour se consacrer à l’achat de Ronaldo.
Si le club madrilène n’a occupé la tête de la Liga que pendant onze journées (contre 22 à la Real Sociedad) et a vu sa défense critiquée pendant toute la saison, le principal artisan de sa victoire a été justement le buteur brésilien, auteur de 23 réalisations en 31 matches. Ronaldo a pleinement justifié cette année son surnom de « O rei » (le roi) et les 45 millions d’euros investis sur son nom.
Avec 86 buts contre 71 à la Real Sociedad, la « dream team » madrilène a été statistiquement l’équipe la plus spectaculaire de la Liga, même s’il faut prendre en compte la redoutable efficacité de ses attaquants et si certains commentateurs critiquent le fonds de jeu de l’équipe, moins attrayant que celui de la Real Sociedad ou de Valence par exemple.

Le plus célèbre
au monde
Toujours est-il que le Santiago Bernabeu fait désormais stade plein, quelles que soient les rencontres de Liga. Le Real est certainement devenu le club le plus célèbre au monde et sa réputation dépasse largement le cadre sportif en raison de choix marketing qui se marient à la perfection avec des résultats sportifs.
Avec Ronaldo, dont on disait que c’était uniquement un choix commercial destiné à s’ouvrir les marchés asiatiques et sud-américains, les autres vedettes ont aussi répondu présents. Auteur de neuf buts et dépositaire du jeu du Real, Zinedine Zidane, un argument pour s’ouvrir les marchés arabes et francophones, s’est affirmé comme le chef d’orchestre de la formation. Auteur de 10 buts et deuxième meilleur passeur de la Liga, le Portugais Luis Figo, ravi au FC Barcelone et promesse électorale en 2000, est revenu à un niveau digne de lui après une saison 2001-2002 ratée.
« L’année prochaine, on veut le championnat et la Ligue des champions », a annoncé le président, qui vient d’ajouter pour entre 25 millions et 35 millions d’euros, un autre joyau, le Britannique David Beckham, à son chapelet de superstars où figurent aussi Raul et Roberto Carlos.
Une nouvelle fois, les Cassandre prévoient une implosion d’un vestiaire surpeuplé de vedettes et de gros problèmes défensifs. Une nouvelle fois, le club madrilène espère briller de mille feux en Espagne et en Europe pour remporter une dixième C1 et une 30e Liga.
Année après année, le Real Madrid, qui a recruté Figo, Zidane et Ronaldo ces trois dernières saisons sans se préoccuper de défenseurs, rentabilise ses étoiles et obtient au moins un trophée par an : dimanche, le club a remporté son 29e titre de champion d’Espagne de football.« On ne peut pas demander plus », jubilait le président Florentino Perez, dimanche soir après le titre du Real qui, depuis son élimination en demi-finale de la Ligue des champions, pouvait craindre de terminer la saison les mains vides dans la Liga en raison des bonnes performances de la Real Sociedad.Après la Liga en 2001, la Ligue des champions en 2002 (et aussi la Super Coupe d’Europe, la Super Coupe d’Espagne et la Coupe intercontinentale), les résultats sportifs donnent raison à Florentino Perez qui, l’été dernier, a fait fi des...