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Les femmes cherchent leur place

Depuis la guerre et le renversement de Saddam Hussein, beaucoup de femmes irakiennes restent cloîtrées chez elles par crainte de l’insécurité. Depuis la chute de Saddam Hussein le 9 avril dernier et le chaos qui s’est ensuivi, des histoires d’enlèvements, de viols, d’agressions, de vols de voitures l’arme au poing circulent. Les familles ne laissent guère leurs filles se rendre à l’école. Quant aux adultes, dont beaucoup étaient employées dans des administrations ou des établissements de santé, elles ont cessé le travail. En outre, les Irakiennes sont confrontées à la montée de l’islamisme. Des militants islamistes se sont en effet engouffrés dans le vide du pouvoir et tentent d’imposer de strictes lois vestimentaires très mal vues des femmes irakiennes de la capitale, attachées à leurs libertés.
Pendant les deux premières décennies de pouvoir baassiste, dans les années 1970 et 80, la femme irakienne avait vu son statut s’améliorer.
Mais les choses ont changé avec la guerre du Golfe de 1991 et les sanctions imposées par les Nations unies. Plus de 12 années d’embargo ont appauvri la population, à l’exception de quelques privilégiés, et de nombreuses familles ont favorisé les garçons au détriment des filles dans plusieurs domaines, comme l’éducation.
Aujourd’hui, quelques femmes ont décidé de collaborer avec l’Administration américaine en place dans le pays, afin de se forger une place dans le nouvel Irak. « Nous devons sortir les femmes de leur domicile et les plonger dans le grand bain de la vie », déclare Safia al-Souhail, militante pour les droits des femmes.
« Il va falloir du temps pour porter les femmes sur la scène politique, car elles ont été opprimées pendant 35 ans », note toutefois Julie Chappell, responsable de l’Administration.
Cette dernière a assisté à des discussions préparatoires à une conférence des femmes irakiennes programmée le 6 juillet. « Elles sont surtout préoccupées par les besoins urgents tels que l’électricité, l’eau, le gaz, mais cela va mieux maintenant. » Nermin Othman, ministre de l’Éducation dans le Nord autonome à majorité kurde, relève néanmoins qu’au Kurdistan des femmes ont déjà recouvré leurs droits et que ceci pourrait servir de modèle pour les Bagdadies. Une piste à explorer.
Depuis la guerre et le renversement de Saddam Hussein, beaucoup de femmes irakiennes restent cloîtrées chez elles par crainte de l’insécurité. Depuis la chute de Saddam Hussein le 9 avril dernier et le chaos qui s’est ensuivi, des histoires d’enlèvements, de viols, d’agressions, de vols de voitures l’arme au poing circulent. Les familles ne laissent guère leurs filles se rendre à l’école. Quant aux adultes, dont beaucoup étaient employées dans des administrations ou des établissements de santé, elles ont cessé le travail. En outre, les Irakiennes sont confrontées à la montée de l’islamisme. Des militants islamistes se sont en effet engouffrés dans le vide du pouvoir et tentent d’imposer de strictes lois vestimentaires très mal vues des femmes irakiennes de la capitale, attachées à leurs...