Le budget de l’État prévoit 3,5 millions d’euros pour l’achat d’équipements affectés aux forces de sécurité (canons à eau, véhicules antiémeutes, masques antigaz, casques...) et 6 millions pour la mise en place d’un système intégré en réseau d’informations des services de sécurité.
« J’espère que le prochain budget sera plus généreux », indique M. Magalhaes, à un an du début de l’Euro 2004.
M. Magalhaes confirme qu’« en principe » le gouvernement fera jouer la clause numéro deux du Traité de Schengen assurant la libre circulation entre 15 pays européens, afin de rétablir des contrôles temporaires aux frontières.
« C’est une décision qui appartient au Premier ministre », relève M. Magalhaes, ajoutant que le rétablissement des contrôles pourrait intervenir « un peu plus d’une semaine » avant le début de l’Euro 2004 qui se déroulera du 12 juin au 4 juillet.
Outre la gendarmerie et la police qui seront mobilisées pour éviter les actes de hooliganisme, quelque 3 000 vigiles privés, placés sous la responsabilité de la Fédération portugaise de football, assureront la sécurité à l’intérieur des stades.
Par ailleurs, des cellules seront prévues dans chaque stade pour accueillir les fauteurs de troubles.
« Nous faisons tout pour assurer la sécurité des supporteurs et de la population portugaise », assure de son côté José Luis Arnaut, ministre adjoint au Premier ministre, chargé des Sports au quotidien Jornal de Noticias. « J’espère que le Portugal conservera son image de pays sûr », ajoute-t-il.
Quelque trois millions de personnes sont attendues au Portugal à l’occasion de l’Euro 2004.


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