Cette rencontre de la 4e journée des qualifications du groupe 8 de la CAN-2004 avait été remportée par 3 buts à 1 par le Sénégal. Des manifestants avaient alors attaqué des intérêts sénégalais à Banjul et dans au moins trois autres villes de la Gambie, arguant de supporteurs blessés pendant le match et d’une dizaine d’autres morts. Les autorités sénégalaises avaient nié tout mort et fait état de 18 blessés légers (10 Gambiens et 8 Sénégalais). La GFA a adressé lundi à la CAF une lettre à la fois par télécopie et par courrier express pour protester contre l’absence de sécurité constatée au stade Léopold-Sédar-Senghor de Dakar, a affirmé le secrétaire général adjoint de la fédération, Doudou Secka, à l’antenne de la télévision.
Cette absence de sécurité a causé du tort aux supporteurs ayant fait le déplacement, mais aussi porté préjudice aux joueurs gambiens, qui étaient au courant de tout ce qui se passait dans les tribunes, a ajouté M. Secka, laissant entendre qu’elle avait aussi joué un rôle dans la défaite gambienne.
La fédération a rassemblé des preuves, comme « des photos et des faits, entre autres choses », qui ont été envoyées à la CAF par télécopie et par courrier express, a-t-il précisé.
Un article du règlement de la CAF stipule que « doivent avoir un maximum de sécurité les équipes, mais aussi leurs supporteurs », durant une rencontre de football, ce qui n’a pas été le cas samedi au stade Léopold-Sédar-Senghor, a estimé le responsable de la GFA.
Au lendemain du match, dimanche, des violences antisénégalaises, notamment l’incendie du lycée sénégalais de Banjul et le pillage de plusieurs magasins et petits commerces appartenant à des Sénégalais, s’étaient produites à Banjul et dans au moins trois autres villes du pays. Elles n’avaient fait aucun mort, selon les autorités gambiennes et sénégalaises. La Gambie avait cependant décidé d’instaurer un couvre-feu de 19h00 à 06h00 heure locale (et GMT), et de fermer les écoles lundi et mardi sur toute l’étendue du territoire. Exception faite d’affrontements lundi en début de journée entre des manifestants et forces de l’ordre à la périphérie de Serekunda (ouest de Banjul), un calme relatif était dès lors observé dans le pays.


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