Le coureur du Crédit Agricole a le mieux manœuvré au terme de cette étape de 195 km pour devancer le Biélorusse Alexandre Usov (Phonak) et l’Australien Baden Cooke (FDJeux.com). Avant le contre-la-montre disputé mercredi dans le Forez, l’Espagnol Iban Mayo (Euskaltel) a conservé le maillot jaune de leader.
Même si la longue échappée des Français Christophe Edaleine (Jean Delatour) et Marian Hary (Brioches La Boulangère) a été méritoire, Hary a rendu les armes à deux kilomètres de l’arrivée, ce sprint massif a été le grand moment d’une journée caniculaire.
Un sprint attendu tant celui de la veille avait fait des remous, l’Australien Baden Cooke payant sa réputation de tête brûlée. Recouvert de bandages, l’Australien promettait au départ d’être présent à l’arrivée afin de tirer les choses au clair. Un peu moins de cinq heures plus tard, le peloton a franchi le Rhône à deux kilomètres de l’arrivée pour une explication sur la rive opposée, vent de face. Depuis une vingtaine de kilomètres, l’équipe du Crédit Agricole avait pris les choses en main, préparant l’assaut de Thor Hushovd.
Premier test
Les hommes de Roger Legeay étaient relayés par ceux de FDJeux.com à cinq kilomètres de la ligne d’arrivée et si, comme d’habitude, Bradley McGee fournissait un travail parfait pour Baden Cooke dans les derniers hectomètres, ce dernier commettait l’erreur de déboucher en tête face au vent. À 100 mètres de la ligne, il était dépassé sur sa gauche par Hushovd et par Usov. À la régulière, le Norvégien imposait sa loi, confirmant son net retour en forme à moins d’un mois du départ du Tour de France.
« En début de saison, rappelle celui qui avait remporté une étape du Tour de France 2002 à Bourg-en-Bresse, j’ai été perturbé. Le 23 février, pendant la Classic Haribo je me suis trouvé sans force et jusqu’au Critérium international, il n’y avait rien à faire. » « Finalement, j’ai été victime de surentraînement, étant contraint de couper pendant un mois. Je suis revenu aux Quatre Jours de Dunkerque pour aider Christophe Moreau à l’emporter. J’ai remporté une étape au Tour de Castille et Leon et puis celle-ci, très importante pour ma confiance. Maintenant, comme mon équipier Stuart O’Grady, je brigue le maillot vert du Tour de France... »
Du Tour il sera fortement question mercredi à l’occasion du contre-la-montre Saint-Paul-en-Jarez-Saint Héand (33 kilomètres), une étape que Lance Armstrong désigne comme son premier test de l’année. Iban Mayo saura-t-il y résister ?
Gonzalez
de Galdeano opéré
D’autre part, l’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano (ONCE), qui a été victime d’une chute lors du Tour d’Allemagne cycliste ce week-end, sera opéré demain à Vitoria de l’épaule droite, a-t-on appris hier de source médicale.
Victime d’une fracture de la clavicule droite et de deux fractures de l’omoplate droite, l’Espagnol doit attendre pour se faire opérer, après guérison de son hématome à la tête provoqué par la chute.
Le délai pour être à nouveau en pleine forme est estimé à 25 jours, soit après le départ du Tour de France.
Le coureur de l’équipe ONCE, maillot jaune du Tour de France l’an passé pendant sept jours, a été suspendu fin avril pour six mois ferme par le Conseil (français) de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD) pour un contrôle positif au salbutamol et cette suspension, applicable seulement en France, devait de toute façon le priver de la Grande Boucle. L’UCI avait pour sa part classé le dossier en juillet dernier, considérant qu’Igor Gonzalez de Galdeano disposait d’une justification thérapeutique conforme.
Igor Gonzalez de Galdeano et le manager de la ONCE Manolo Saiz avaient menacé d’engager des poursuites pour imposer la participation au Tour de Gonzalez de Galdeano.

