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Les radicaux étaient sur le point d’accepter une trêve

Pour les Palestiniens, la tentative de liquidation par Israël de l’un des chefs du Hamas est survenue alors même que le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen) était sur le point d’obtenir que ce mouvement respecte une trêve.
L’attaque qui a visé mardi matin Abdelaziz al-Rantissi « est un coup préventif à la veille de la visite du général Omar Souleimane », le chef des renseignements égyptiens, prévue aujourd’hui, a estimé le ministre de la Culture, Ziad Abou Amro, chargé du dossier du dialogue interpalestinien.
Selon le politologue Hani al-Masri, responsable au ministère de l’Information, le général Souleimane « était porteur d’un accord sur une trêve consenti par les dirigeants du Hamas en exil et stipulant un cessez-le-feu global en Israël et dans les territoires occupés pour une période d’un an ».
« Il était question avant la tentative d’assassinat de Rantissi d’annoncer cet accord dans les prochains jours, mais la tentative d’assassinat israélienne a ramené tout le monde à la case départ et fait voler en éclats les possibilités de succès », dit M. Masri.
M. Abou Amro a estimé pour sa part que « cette opération va être très lourde de conséquences sur les possibilités de parvenir à une trêve ; on ne peut continuer à parler de trêve tant qu’Israël maintient sa politique d’assassinats ».
Dans son édition de mardi, le journal palestinien progouvernemental al-Ayyam écrit que la visite du général Omar Souleimane devait entrer « dans le cadre des efforts déployés par l’Égypte pour parvenir à un accord interpalestinien » sur une trêve dans les attaques anti-israéliennes.
Le responsable égyptien devait « rencontrer les dirigeants de plusieurs factions, notamment des mouvements Hamas et du Jihad islamique », précise le quotidien qui fait état de « contacts intensifs au cours de ces dernières heures (avant la parution du journal) pour ramener tout le monde à la table des négociations ».
Al-Ayyam estimait même que « les possibilités de parvenir à une trêve dans les prochains jours étaient très grandes ».
M. Abbas avait affirmé lundi maintenir les propos qu’il avait tenus le 4 juin au sommet d’Aqaba, où il s’était engagé à mettre fin à l’intifada armée. Sa déclaration avait presque immédiatement été dénoncée par le Hamas, auquel les autres principaux groupes radicaux palestiniens avaient emboîté le pas, s’engageant à poursuivre la lutte armée.
M. Abbas avait aussi affirmé que son gouvernement restait déterminé à poursuivre le dialogue avec les formations radicales, mais qu’il ne forcerait personne au dialogue. Le Hamas et le Jihad islamique s’étaient ensuite félicités de cet appel à la reprise du dialogue.
Mais 24 heures après l’appel d’Abou Mazen, les hélicoptères israéliens tentaient d’éliminer M. Rantissi à Gaza.
Le Hamas est responsable de la plupart des attentats-suicide anti-israéliens commis depuis 1996.
« Si Rantissi avait été tué dans l’attaque, nous aurions été plongés dans un tourbillon aux conséquences imprévisibles », a souligné M. Masri. M. Masri estime que le gouvernement Abbas devrait à présent demander « des garanties à Israël pour un arrêt des assassinats sans lesquelles il ne sera pas facile de reprendre le dialogue ». « Il est impossible de parvenir à une trêve unilatéralement et tant qu’Israël maintient sa politique d’assassinats », a souligné pour sa part M. Abou Amro.
Pour les Palestiniens, la tentative de liquidation par Israël de l’un des chefs du Hamas est survenue alors même que le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen) était sur le point d’obtenir que ce mouvement respecte une trêve.L’attaque qui a visé mardi matin Abdelaziz al-Rantissi « est un coup préventif à la veille de la visite du général Omar Souleimane », le chef des renseignements égyptiens, prévue aujourd’hui, a estimé le ministre de la Culture, Ziad Abou Amro, chargé du dossier du dialogue interpalestinien.Selon le politologue Hani al-Masri, responsable au ministère de l’Information, le général Souleimane « était porteur d’un accord sur une trêve consenti par les dirigeants du Hamas en exil et stipulant un cessez-le-feu global en Israël et dans les territoires occupés pour une...