«Cela m’importe peu: deux, quatre, dix (têtes). Dans la mesure où je réalise la volonté de Dieu, le nombre de personnes que j’exécute n’est pas important », a affirmé, au quotidien Arab News, Mohammed Saad al-Bechi, 42 ans, bourreau dans la prison de Djeddah, à l’ouest du royaume, sur la mer Rouge.
Il a indiqué que ses sentiments envers les suppliciés hommes ou femmes étaient identiques.
« En dépit du fait que je rejette la violence contre les femmes, lorsqu’il s’agit de la volonté de Dieu, je dois l’exécuter », a poursuivi le bourreau.
Il a affirmé exécuter des femmes condamnées à mort pour meurtre selon la loi islamique (charia).
« Cela dépend. Parfois (les autorités) me demandent d’utiliser l’épée, parfois un pistolet, mais la plupart du temps j’opte pour l’épée », a ajouté Mohammed al-Bechi, qui a commencé sa carrière macabre en 1998.
« Le criminel est ligoté et a les yeux bandés. Avec un coup d’épée je tranche la tête, qui roule quelques mètres plus loin », a raconté le bourreau saoudien.
L’épée est un « cadeau du gouvernement. Je l’entretiens, je l’aiguise et je veille à ce qu’elle soit toujours propre », a-t-il poursuivi.
L’épée « est très tranchante. Les gens s’étonnent de la rapidité avec laquelle elle sépare la tête du reste du corps », a-t-il affirmé.
Mohammed al-Bechi affirme qu’il forme d’autres bourreaux et se déclare fier de son fils Mossaed, 22 ans, qui pourra lui succéder.
« Lorsque je tranche la main (d’un supplicié), je le fais au niveau de l’articulation. Lorsqu’il s’agit de la jambe, les autorités m’indiquent où je dois couper exactement, ce que je fais », dit-il.
En 2002, 48 personnes ont été décapitées en Arabie, selon un décompte établi par l’AFP à partir de communiqués officiels.
Les personnes reconnues coupables de meurtre, de viol, d’apostasie ou de vol à main armée, ainsi que les trafiquants de drogue récidivistes, sont en général exécutés à l’épée en Arabie.


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