«Il était temps pour moi de passer à autre chose », a simplement indiqué cet homme capable de vivre 19 saisons en NBA sous un seul et unique maillot, celui des Utah Jazz.
Pendant tout ce temps, l’ancien universitaire doué de Gonzaga s’est bâti un palmarès indestructible auquel manque seulement la bague de champion.
Élu parmi les 50 plus grands joueurs de l’histoire de la Ligue, « Stock » est notamment devenu son passeur le plus prolifique, titré à neuf reprises dans cette catégorie statistique avec un total avoisinant les 16 000 passes décisives.
Son dauphin en la matière, un certain Magic Johnson, émarge très loin derrière.
Mais Stockton, un mormon bon teint, père de famille nombreuse, savait aussi faire d’autres choses sur un terrain. Marquer des points par exemple, puisqu’il boucle sa carrière à plus de 13 unités de moyenne.
Double champion olympique avec les Dream Teams de 1992 et 1996, l’homme-orchestre des Jazz peut également revendiquer le record historique du nombre d’interceptions, avec plus de 3 200 ballons volés dans des mains adverses.
Il a par ailleurs réussi l’exploit assez ahurissant de manquer seulement 22 matches sur les 1 526 disputés par la franchise de l’Utah pendant deux décennies.
« Et il donnait tout chaque soir », note Jerry Sloan, son coach de toujours, au moins aussi malheureux que Karl Malone qui forme la dernière partie du triumvirat sur lequel reposaient les Utah Jazz.
En passe de changer d’horizon, le « Mailman », informé indirectement de la retraite de Stockton, a vivement regretté cette seule faute de goût commise par son ami : « J’adore John, mais là, je suis choqué. Mieux vaut ne rien dire car je le regretterai plus tard. »
Les deux vieux compagnons trouveront sûrement le moyen de se rabibocher.
Arenas en pleine
progression
Dans la déferlante de trophées individuels qui inondent la NBA chaque fin de saison, celui-ci paraît plus significatif que d’autres : il vise à récompenser le joueur ayant le plus progressé d’une saison à l’autre.
La distinction est revenue à Gilbert Arenas, joueur des Warriors de Golden State qui ont également enregistré la plus grosse progression collective de la Ligue.
Avec 38 victoires, l’équipe basée à San Francisco a même obtenu son meilleur résultat depuis 10 ans. À raison de 35 minutes par match, Arenas, jeune meneur (21 ans) sorti de l’Arizona, a pris une part prépondérante dans cette œuvre.
Pour sa deuxième saison seulement dans la Ligue, il a en effet très nettement revu à la hausse son apport de points (18,3/match contre 11 l’an dernier), doublant par ailleurs son activité dans le domaine de la passe et du rebond.
Une telle rentabilité méritait un hommage.


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