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Changes et Bourses Volatilité des marchés

En l’absence de statistiques économiques de part et d’autre de l’Atlantique et du Pacifique, les marchés internationaux des changes ont été suspendus hier à la décision de Londres au sujet de sa possible adhésion à l’euro. Tous les regards étaient donc tournés sur le discours du chancelier de l’Échiquier Gordon Brown pour savoir s’il est dans l’intérêt économique de la Grande-Bretagne d’entrer dans la zone euro. Cela d’autant que la communauté financière venait d’apprendre que les études préparatoires à la décision britannique sur l’euro mettaient notamment en garde contre une adhésion à la monnaie unique à un taux de change inadéquat qui pourrait entraîner « des coûts significatifs en termes de chômage et de faillites d’entreprises ». Le sterling s’est donc fortement affaibli après la publication de ces études dont l’une d’entre elles a souligné que le taux de change idéal de l’euro devrait être autour de 0,7299 sterling alors qu’il était dans la matinée autour de 0,71 sterling. C’est ainsi que la livre devait pâtir fortement de cette perspective, fléchissant à 0,7210 pour un euro jusqu’à l’annonce par Brown dans l’après-midi que la Grande-Bretagne n’était pas prête à adhérer à cette monnaie. Il a indiqué à l’appui de cette décision que seuls 2 des 5 critères déterminés en 1997 par le gouvernement britannique ont été remplis pour déterminer si cette adhésion est dans l’intérêt de Londres (voir par ailleurs). Pourtant, le sterling s’est stabilisé à la baisse après cette décision face aux autres grandes monnaies, dont le dollar qui n’a pas trouvé beaucoup d’appui contre l’euro dans la déclaration faite hier par le président George W. Bush. Celui-ci a réaffirmé devant la presse à l’issue d’une réunion avec son cabinet qu’il était favorable à une politique du « dollar fort » pour contrer l’idée que son administration cherche toujours à faire baisser le billet vert. C’est dans ce contexte que le dollar a dû achever la journée à New York sur un ton volatil à 1,1715 pour un euro contre 1,17 vendredi dernier, à 1,6445 pour un sterling contre 1,6620, à 1,3160 FS contre 1,3195 et à 118,15 yens contre 118,70.

Les Bourses affectées par Motorola
En bourse, les marchés américains ont démarré la semaine dans le rouge sur des prises de bénéfices amorcées par l’avertissement sur résultats lancé par Motorola et la révélation de manipulations comptables chez Freddie Mac. Le paiement de quelque 111 mil. $ par Northrop Grumman pour régler une plainte déposée contre elle par le gouvernement US a également pesé sur la tendance. En clôture, Wall Street a cédé 0,91 % à 8 980 points et le Nasdaq 1,44 % à 1 603,07 points. Les Bourses européennes ont creusé aussi leurs pertes après l’avertissement de Motorola, le CAC 40 perdant 1,23 % à 3 055,23 points, l’Extra Dax 1,05 % à 3 094,76 points et le Footsie 0,52 % à 4 129,10 points. À Beyrouth, l’activité s’est nettement ralentie sur le marché des changes offres et demandes du dollar s’équilibrant au haut de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue toujours entre 1 501 et 1 514 LL. Il a continué ainsi à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo avec le maintien de 23 761 actions A de Solidere à 4 7/8 $ et de 111 actions C de la Banque libanaise pour le commerce à 2 15/16 $.
Élie KAHWAGI
En l’absence de statistiques économiques de part et d’autre de l’Atlantique et du Pacifique, les marchés internationaux des changes ont été suspendus hier à la décision de Londres au sujet de sa possible adhésion à l’euro. Tous les regards étaient donc tournés sur le discours du chancelier de l’Échiquier Gordon Brown pour savoir s’il est dans l’intérêt économique de la Grande-Bretagne d’entrer dans la zone euro. Cela d’autant que la communauté financière venait d’apprendre que les études préparatoires à la décision britannique sur l’euro mettaient notamment en garde contre une adhésion à la monnaie unique à un taux de change inadéquat qui pourrait entraîner « des coûts significatifs en termes de chômage et de faillites d’entreprises ». Le sterling s’est donc fortement affaibli après...