Le maire de Michelbach-le-Bas, un village alsacien de 800 habitants, a décidé d’interdire la culture du maïs à moins de 500 mètres d’une construction, après des coulées de boue qui ont noyé les caves le 28 mai 2003. Frédéric Striby, interrogé par Reuters, reconnaît que la mesure, si elle était strictement appliquée, reviendrait quasiment à interdire le maïs sur la commune. Cet ancien député européen villiériste, vice-président sans étiquette du conseil général, ajoute que son arrêté est « symbolique et provoquant, sachant bien que le préfet ne va sans doute pas l’accepter ». « J’ai pris aussi cette décision pour secouer le cocotier», dit-il en soulignant que «tout le monde affirme que le maïs est un problème, même dans la branche agricole». « Le maïs est un fléau puisqu’en cas de grosses pluies, le ruissellement qui passe sur le maïs ravine entièrement le terrain et fait en sorte que la boue est amenée en aval. La solution est de remplacer le maïs par d’autres plantations», explique-t-il. L’arrêté municipal est également motivé par la pollution des sols qu’engendre cette céréale désormais dominante dans la plaine alsacienne. Situé au sud du département du Haut-Rhin, le village a demandé à bénéficier de l’état de catastrophe naturelle après l’orage du 28 mai qui a lessivé les collines environnantes. Les coulées de boue ont noyé une trentaine de caves sur une hauteur de 1,80 mètre. «Partout où vous avez du maïs, vous avez des traînées de boue. Là où il y a du blé, ça n’a pas bougé », témoigne le maire, qui rappelle que pareille catastrophe s’est produite trois fois en une douzaine d’années, soit depuis que le maïs a supplanté les cultures traditionnelles. «Remarquez, le véritable problème vient de Bruxelles. Si le blé était mieux payé, ils (les cultivateurs) feraient du blé», conclut-il.
Le maire de Michelbach-le-Bas, un village alsacien de 800 habitants, a décidé d’interdire la culture du maïs à moins de 500 mètres d’une construction, après des coulées de boue qui ont noyé les caves le 28 mai 2003. Frédéric Striby, interrogé par Reuters, reconnaît que la mesure, si elle était strictement appliquée, reviendrait quasiment à interdire le maïs sur la commune.Cet ancien député européen villiériste, vice-président sans étiquette du conseil général, ajoute que son arrêté est « symbolique et provoquant, sachant bien que le préfet ne va sans doute pas l’accepter ».« J’ai pris aussi cette décision pour secouer le cocotier», dit-il en soulignant que «tout le monde affirme que le maïs est un problème, même dans la branche agricole». « Le maïs est un fléau puisqu’en cas de grosses...
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