Les observateurs internationaux étaient accompagnés d’un interprète et d’une escorte de quatre militaires russes de la force d’interposition sous mandat de la Communauté des États indépendants (CEI) également déployée dans la région, a souligné un représentant de l’Administration géorgienne d’Abkhazie en exil, Tamaz Nadareichvili.
Désarmés par leurs assaillants, les Russes ont été relâchés, alors que les trois observateurs de la Monug et leur interprète ont été emmenés dans une direction inconnue. Le représentant dans la région du président géorgien Édouard Chevardnadzé, Emzar Kvitsiani, a souligné qu’était initialement prévue hier la signature d’un accord sur le retour des réfugiés géorgiens dans les gorges de Kodor, d’où ils avaient été chassés par les affrontements de 1993 entre l’armée de Tbilissi et les forces séparatistes. « Manifestement, quelqu’un ne veut pas de la paix dans la région », a-t-il dit, estimant qu’il s’agissait probablement de « traîtres » géorgiens.
« Il s’agit apparemment d’un enlèvement mené par des Abkhazes », a, pour sa part, déclaré le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, devant des journalistes à Berlin.
S’étant engagé à renoncer à toute reprise de l’Abkhazie par la force, une option de toute façon, rendue illusoire par la présence russe dans le territoire séparatiste, le président Chevardnadzé tente de convaincre l’Abkhazie de réintégrer la Géorgie sous la forme d’une fédération, ce que les Abkhazes, qui souhaitent un statut associé à la Russie, refusent.
Par ailleurs, dans la zone de sécurité de la résidence du président Édouard Chevardnadzé à Tbilissi, un homme a été tué et trois autres personnes grièvement blessées par la garde présidentielle géorgienne qui a ouvert le feu sur une voiture. Le conducteur, âgé de 20 ans, a été tué et une jeune fille de 14 ans figure parmi les blessés, tous membres de la même famille habitant le quartier, selon la même source.


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