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Actualités

TERRORISME

Ashcroft estime que les lois antiterroristes peuvent être plus sévères
L’attorney général (ministre de la Justice) américain, John Ashcroft, a estimé hier que les lois antiterroristes adoptées par le Congrès après les attentats du 11 septembre 2001 pourraient être plus sévères. « La loi a quelques faiblesses que les terroristes sont susceptibles d’exploiter, ce qui affaiblit notre capacité à assurer notre défense », a affirmé M. Ashcroft devant la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. M. Ashcroft est à l’origine d’un ensemble de lois antiterroristes, regroupées sous l’intitulé Patriot Act, voté en octobre 2001 par le Congrès et qui a été sévèrement critiqué par les défenseurs des libertés individuelles. L’attorney général a défendu devant les parlementaires le Patriot Act, soulignant que cette législation sans précédent avait permis « d’empêcher une nouvelle attaque catastrophique contre le territoire américain ».
L’extrémisme sunnite jugé comme la plus grande menace terroriste au Canada
Les services secrets canadiens considèrent l’extrémisme islamique, et surtout sunnite, comme la plus grande menace terroriste, dans leur rapport annuel rendu public mercredi. « Un certain nombre de groupes ou d’individus associés à des organisations terroristes internationales sont représentés ou actifs au Canada », souligne le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Selon le rapport, ces groupes mènent surtout dans le pays des activités qui « ont pour but d’appuyer des actions exécutées à l’étranger dans le cadre de conflits régionaux », tels que levées de fonds, lobbying par l’entremise d’organisations paravent, acquisition de matériel et d’armes ou soutien à des opérations terroristes. Parmi toutes les menaces, « l’extrémisme sunnite domine encore le programme de lutte contre le terrorisme », affirme le SCRS.
Un Marocain proche de la « cellule
de Hambourg » arrêté en France
Un Marocain, islamiste proche de la « cellule de Hambourg », dont les membres ont aidé les terroristes qui ont commis les attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, a été arrêté dimanche en région parisienne, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
L’homme, Karim Mehdi, 34 ans, devait être présenté hier soir au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. Il a été arrêté par la Direction de la surveillance du territoire (DST), les services français de contre-espionnage, puis a passé quatre jours en garde à vue dans les locaux parisiens de la DST. Il s’agit de la première personne interpellée en France, dans le cadre de l’enquête française, sur les attentats du 11 septembre, précise-t-on de même source.
Enveloppes toxiques en Belgique :
arrestation d’un ressortissant irakien
Un ressortissant irakien a été arrêté dans le cadre de l’enquête déclenchée après la découverte d’une série d’enveloppes contenant des substances toxiques, dont une adressée au Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, a annoncé jeudi le parquet fédéral à Bruxelles. L’homme, âgé de 45 ans, a été interpellé mercredi à l’issue d’une perquisition à son domicile de Deinze, dans la région de Gand (Nord-Ouest), a indiqué à la presse une porte-parole du parquet, Lieve Pellens. « Aucun stock de produits toxiques n’a été retrouvé durant la perquisition, mais cinq enquêteurs de la cellule antiterroriste de la police judiciaire ont ressenti des irritations de la peau, des yeux et des voies respiratoires après avoir ouvert un sac contenant des objets saisis au domicile de l’Irakien », a pour sa part indiqué un responsable de la police judiciaire.
Deux recruteurs d’el-Qaëda
comparaissent à Bruxelles
Deux activistes islamistes présumés, jugés aux côtés de 23 suspects par un tribunal bruxellois, ont été accusés hier d’avoir joué le rôle de recruteurs pour le compte de la nébuleuse el-Qaëda et de ses hôtes talibans.
Selon le procureur fédéral, Habib Maaroufi et Amor ben Mohammed Sliti, ressortissants tunisien et algérien âgés de 37 et 43 ans, se trouvaient à la tête de la cellule belge d’un réseau qui s’étendait de Grande-Bretagne en Italie. « Ils constituaient l’épine dorsale de l’islam radical en Belgique », a-t-il affirmé devant la cour, ajoutant que ce réseau entretenait des liens avec celui d’Oussama Ben Laden.
Un groupe intégriste inconnu revendique 3 des 5 attentats de Casablanca
Un groupe intégriste aurait revendiqué trois des cinq attentats du 16 mai à Casablanca et affirmé que son plan initial a été transformé par un agent infiltré des services secrets marocains, selon un texte énigmatique publié hier. Dans un bref manuscrit reproduit en une par l’hebdomadaire al-Ousbouâ, un groupe dénommé Assaïqa – qui se présente comme dissident du groupe intégriste Assirat al-Moustaqim mis en cause dans les attentats – revendique la préparation de trois opérations en assurant que leur exécution n’a pas eu lieu selon le plan prévu. L’organisation a aussi déclaré que son commando mis en action le 16 mai était constitué de seulement sept membres. Les cinq attaques-suicide de Casablanca ont été perpétrées par quinze kamikazes, dont douze ont péri.
Le tribunal de Rotterdam libère douze islamistes pour manque de preuves
Le tribunal de Rotterdam (sud-ouest) a ordonné hier la libération immédiate de douze hommes qui avaient été accusés de faire partie d’un réseau islamiste recrutant aux Pays-Bas des combattants pour l’organisation terroriste el-Qaëda. La cour est arrivée à cette décision après l’examen des éléments de preuve présentés par le procureur, qu’elle a jugé insuffisants ou irrecevables. Le président a reproché au procureur sa « négligence » dans la présentation des éléments à charge et a rejeté comme moyens de preuve les informations provenant des services de renseignements néerlandais (AIVD), « dont la véracité est impossible à vérifier » vu leur nature confidentielle. Ces informations, basées sur des écoutes téléphoniques, la découverte de textes de nature islamiste et de faux documents aux domiciles des prévenus, formaient la colonne vertébrale du dossier présenté par l’accusation.
Ashcroft estime que les lois antiterroristes peuvent être plus sévèresL’attorney général (ministre de la Justice) américain, John Ashcroft, a estimé hier que les lois antiterroristes adoptées par le Congrès après les attentats du 11 septembre 2001 pourraient être plus sévères. « La loi a quelques faiblesses que les terroristes sont susceptibles d’exploiter, ce qui affaiblit notre capacité à assurer notre défense », a affirmé M. Ashcroft devant la Commission judiciaire de la Chambre des représentants. M. Ashcroft est à l’origine d’un ensemble de lois antiterroristes, regroupées sous l’intitulé Patriot Act, voté en octobre 2001 par le Congrès et qui a été sévèrement critiqué par les défenseurs des libertés individuelles. L’attorney général a défendu devant les parlementaires le Patriot Act,...