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Changes et Bourses Hésitation du dollar et de Wall Street

Le dollar a repris un peu de couleur hier face aux autres grandes monnaies, à l’exception de l’euro, en attendant la réunion demain du conseil des gouverneurs de la BCE sur les taux. Cela d’autant qu’il est question que celle-ci pourrait opter pour un assouplissement du crédit afin de soutenir la croissance dans la zone euro. Cette perspective a été renforcée hier par une déclaration du président de la BCE, Wim Duisenberg, selon laquelle le conseil des gouverneurs de cet organisme va prendre en compte dans ses délibérations de politique monétaire le recul de l’inflation dans cette zone de 2,1 % en avril à 1,9 % en mai. Il en est de même du rapport du FMI sur la zone euro distribué hier, estimant que la BCE dispose d’une marge considérable pour abaisser ses taux d’intérêt contribuant à une relance de l’économie européenne. Pourtant, l’ampleur de la baisse du taux directeur de la BCE, qui varie entre un quart de point et un demi-point en pourcentage à 2,25 % ou à 2 %, a frappé les opérateurs d’incertitude même si un geste dans ce sens est censé privilégier le dollar sur l’euro. Plus tôt dans la journée, l’euro avait pourtant décroché face au dollar, faisant même une incursion au-dessous de 1,17 $ après les commentaires de Jacques Chirac sur l’inquiétude des européens de la récente dépréciation du dollar et de son impact sur la croissance économique mondiale. À cet égard, des rumeurs avaient circulé sur les marchés faisant état de ventes d’euros par plusieurs banques centrales européennes autour de 1,1750 $, incitant les opérateurs à être prudents et à ne pas disposer trop d’euros dans leurs portefeuilles. Mais il n’en demeure pas moins que le rapport euro-dollar reste suspendu à la réunion de la BCE sur les taux d’intérêt. Dans cette attente, le dollar s’est négocié à New York sur un ton 85 pour un sterling contre 1,6375, à 1,31 FS contre 1,30 et à 119,20 yens contre 118,65. En Bourse, les marchés américains se cherchaient aussi une direction en l’absence de nouvelles économiques significatives. L’annonce par Challenger, Gray & Christams que les suppressions d’emplois aux États-Unis ont baissé de 146 399 en avril à 68 623 en mai n’a guère ému les investisseurs, ainsi que la stabilité des ventes des chaînes de grands magasins la semaine dernière. Au contraire, les nouvelles faisant état d’une enquête de la SEC sur les chiffres d’affaires d’IBM en 2000 et 2001 ont donné un ton négatif à la cote. Finalement, Wall Street n’a pu gagner que 0,28 % à 8 922,95 points et le Nasdaq 0,81 % à 1 603,56 points.
Quant aux Bourses européennes, elles ont clôturé en baisse dans des marchés peu actifs et dominés par des prises de bénéfices après cinq séances de progression. En clôture, le CAC 40 a perdu 0,29 % à 3 039,41 points, le Footsie 0,33 % à 4 115,70 points et l’Extra Dax 1,23 % à 3 026,82 points.
À Beyrouth, la tendance du dollar était toujours à la stabilité au haut de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue à 1 514 LL, comme le bas de cette fourchette à 1 501 LL. Il a continué ainsi à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la baisse de 200 actions B de Solidere de 5 1/8 à 4 7/8 $ et la hausse de 30 actions du Beirut Interbank Fund de 103 5/8 à 104 $, 5 858 actions A de Solidere et 14 000 actions C de la Byblos Bank se maintenant à 4 7/8 $ et 1 3/4 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a repris un peu de couleur hier face aux autres grandes monnaies, à l’exception de l’euro, en attendant la réunion demain du conseil des gouverneurs de la BCE sur les taux. Cela d’autant qu’il est question que celle-ci pourrait opter pour un assouplissement du crédit afin de soutenir la croissance dans la zone euro. Cette perspective a été renforcée hier par une déclaration du président de la BCE, Wim Duisenberg, selon laquelle le conseil des gouverneurs de cet organisme va prendre en compte dans ses délibérations de politique monétaire le recul de l’inflation dans cette zone de 2,1 % en avril à 1,9 % en mai. Il en est de même du rapport du FMI sur la zone euro distribué hier, estimant que la BCE dispose d’une marge considérable pour abaisser ses taux d’intérêt contribuant à une relance de...