Celui qui était surnommé le « petit Merckx » a appris rapidement. Douzième du Tour d’Italie l’année passée, pour sa première participation, il s’est consacré à l’édition suivante. « J’ai préparé le Giro pendant six mois, c’est la première fois que je faisais cela », avoue-t-il avant de concéder : « Le Giro, je pense pouvoir le gagner un jour. » Troisième au classement final, à 5 secondes seulement de l’Italien Stefano Garzelli, l’Ukrainien a payé son inexpérience dans la grande étape alpestre de Chianale. « Il a dépensé ses forces au lieu d’attendre du renfort », a souligné le vainqueur du Giro, l’Italien Gilberto Simoni, élogieux d’autre part pour son cadet : « Il a un gros potentiel. » Coureur complet, Popovych se montre à l’aise sur tous les terrains. Il dit que les classiques lui plaisent, aussi bien Liège-Bastogne-Liège que Paris-Roubaix, et les grands tours aussi. À l’inverse de nombre de coureurs de l’Est qui se sont laissé séduire par les charmes de la dolce vita, il semble avoir gardé la tête froide en s’installant en Italie, si l’on en croit Locatelli. « Le cyclisme ne laisse pas beaucoup d’échappatoires », dit-il. « J’écoute de la musique et je lis, surtout des romans policiers que je me fais envoyer d’Ukraine ». Le jeune homme de Drogobych, une cité de 100 000 habitants qui a souffert pendant la Seconde Guerre mondiale, envoie l’essentiel de ses gains à sa famille. « J’aime mon pays », dit-il avec fierté. « L’Ukraine est un grand pays, il a de grands problèmes ».
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Cyclisme - Un Ukrainien, révélation du Giro Popovych, le petit Merckx
le 03 juin 2003 à 00h00
Celui qui était surnommé le « petit Merckx » a appris rapidement. Douzième du Tour d’Italie l’année passée, pour sa première participation, il s’est consacré à l’édition suivante. « J’ai préparé le Giro pendant six mois, c’est la première fois que je faisais cela », avoue-t-il avant de concéder : « Le Giro, je pense pouvoir le gagner un jour. » Troisième au classement final, à 5 secondes seulement de l’Italien Stefano Garzelli, l’Ukrainien a payé son inexpérience dans la grande étape alpestre de Chianale. « Il a dépensé ses forces au lieu d’attendre du renfort », a souligné le vainqueur du Giro, l’Italien Gilberto Simoni, élogieux d’autre part pour son cadet : « Il a un gros potentiel. » Coureur complet, Popovych se montre à l’aise sur tous les terrains. Il dit que les classiques lui plaisent, aussi bien Liège-Bastogne-Liège que Paris-Roubaix, et les grands tours aussi. À l’inverse de nombre de coureurs de l’Est qui se sont laissé séduire par les charmes de la dolce vita, il semble avoir gardé la tête froide en s’installant en Italie, si l’on en croit Locatelli. « Le cyclisme ne laisse pas beaucoup d’échappatoires », dit-il. « J’écoute de la musique et je lis, surtout des romans policiers que je me fais envoyer d’Ukraine ». Le jeune homme de Drogobych, une cité de 100 000 habitants qui a souffert pendant la Seconde Guerre mondiale, envoie l’essentiel de ses gains à sa famille. « J’aime mon pays », dit-il avec fierté. « L’Ukraine est un grand pays, il a de grands problèmes ».


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