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L’entraîneur des Spurs récompensé

Tony Parker lui doit une bonne partie de son statut de star. C’est également lui qui a conduit la franchise de San Antonio à son premier titre NBA en 1999. En poste depuis neuf ans, en qualité de « manager general » d’abord puis comme coach à partir de 1996, l’autoritaire Gregg Popovich est bien le père spirituel des Spurs. Pour l’ensemble de son œuvre, sanctionnée par une place en finale, cet homme de 55 ans a logiquement été désigné entraîneur de l’année en NBA. Cet honneur, qui rejaillit sur l’ensemble des Spurs, revient pour la première fois au technicien en charge de l’équipe texane. Avant le play-off, Popovich – qui a construit sa réputation de dur à cuire pendant les cinq ans passés dans l’armée avec plusieurs missions en Union soviétique – avait déjà conduit sa formation à établir un bilan flatteur pendant la saison régulière. Celui-ci mentionnait 60 victoires pour 22 défaites seulement, les seuls Mavericks de Dallas faisant aussi bien. « Gregg est capable, certains jours, de nous mettre plus bas que terre. Il peut être dur, même injuste et vexant parfois, mais c’est toujours pour notre bien », commente le meneur français Tony Parker, titularisé dans le starting five au bout de son cinquième match dans la Ligue. En fait, l’heureux élu se plaît à mener à bien ce genre de pari qui s’est souvent révélé payant. Ainsi, afin de parer à l’éventualité du départ de sa poutre maîtresse, le pivot MVP Tim Duncan qui sera cet été le « free agent » (joueur libre) le plus courtisé du marché, Popovich songe déjà à l’avenir. Outre Parker, il a notamment fait venir l’arrière italo-argentin Emmanuel Ginobili, autre révélation individuelle de l’année. Tout cela méritait bien une distinction.

Pour l’ensemble de leurs œuvres
Le magazine américain SLAM vient, comme chaque année, de délivrer ses Awards. Si on trouve de véritables trophées décernés à des joueurs ou des équipes performantes, pas mal d’autres distinctions sont marquées du sceau de l’humour, et donc à prendre au deuxième – voire troisième – degré. On a retenu, entre autres, la palme du plus mauvais propriétaire de franchise (le Enron Award) dont a hérité pour les Clippers de Los Angeles Donald Sterling, le bien mal nommé. Le titre de LVP (Lost Valuable Player, par opposition à l’oscar du MVP) est revenu à Dikembe Mutombo, pivot bien décevant depuis son arrivée chez les Nets. Mais le gros lot est incontestablement pour Ricky Davis. Petit malin ou gros tricheur – c’est selon –, ce joueur de Cleveland s’était fait remarquer en shootant volontairement sur son propre panier afin d’aller ensuite arracher le dixième rebond qui manquait encore à sa feuille de statistiques. Celui-ci lui permettait d’établir un « triple-double ». En plus de la honte désormais assurée à chacune de ses apparitions, Davis s’est vu récompensé par le Charles Oakley LifeTime Award. Pas sûr que le meilleur marqueur des Cavs cette saison en fasse mention sur son palmarès. Dans le même genre, il serait étonnant que Rasheed Wallace se vante beaucoup d’avoir reçu le « JR Rider Memorial Award ». Porté sur les substances illicites, ce fou furieux qui sévit à Portland s’était rendu célèbre lors d’un contrôle policier. Alors que le représentant des forces de l’ordre lui demandait s’il transportait de la marijuana, ce joueur NBA à la réputation... fumeuse trouvait très fin de répondre : « Non monsieur, j’ai tout fumé ! »

Un match entre les Spurs
et les Grizzlies à Paris

Une rencontre entre les San Antonio Spurs de Tony Parker et les Memphis Grizzlies sera disputée le mercredi 8 octobre au Palais Omnisports de Paris-Bercy, a annoncé la NBA dans un communiqué publié à Paris. Les Memphis Grizzlies affronteront également le FC Barcelone le vendredi 10 octobre au Palau Sant Jordi de la capitale catalane, a-t-on précisé de même source. En outre, la NBA a décidé d’organiser dans le cadre de sa présaison un match entre Dallas Mavericks et Utah Jazz à Mexico le dimanche 5 octobre, et une autre entre Philadelphie et Miami le mardi 7 octobre à Porto Rico. Enfin, les Houston Rockets de Yao Ming évolueront à Pékin et à Shanghai face à des adversaires et à une date qui restent encore à déterminer, a ajouté la NBA.
Tony Parker lui doit une bonne partie de son statut de star. C’est également lui qui a conduit la franchise de San Antonio à son premier titre NBA en 1999. En poste depuis neuf ans, en qualité de « manager general » d’abord puis comme coach à partir de 1996, l’autoritaire Gregg Popovich est bien le père spirituel des Spurs. Pour l’ensemble de son œuvre, sanctionnée par une place en finale, cet homme de 55 ans a logiquement été désigné entraîneur de l’année en NBA. Cet honneur, qui rejaillit sur l’ensemble des Spurs, revient pour la première fois au technicien en charge de l’équipe texane. Avant le play-off, Popovich – qui a construit sa réputation de dur à cuire pendant les cinq ans passés dans l’armée avec plusieurs missions en Union soviétique – avait déjà conduit sa formation à établir un...