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Lancement de la semaine gabonaise

C’est au cours d’une conférence de presse tenue hier à l’hôtel as-Safir, à Raouché, que l’ambassade du Gabon a lancé hier la semaine gabonaise, en présence des premier et deuxième conseillers, respectivement M. Jean-Louis Kombila et M. Marcel Mouandza Mombo, ainsi que du réalisateur de documentaires, M. Jean-Claude Cheyssial. Il s’agit de la projection de quatre films sur « La médecine traditionnelle et ses rapports avec la modernité », à l’amphithéâtre Pierre Aboukhater, au campus des sciences sociales de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas.
« Dans ce pays où la spiritualité se développe comme un don du ciel, il existe une relation fondamentale entre la médecine et le sacré, incarné par les tradipraticiens qui soignent les maladies issues d’une transgression de la société ou psychosomatiques, que la médecine moderne ne peut pas toujours guérir », a précisé M. Kombila.
De son côté, M. Cheyssial, qui est également professeur associé à l’Université de Bordeaux III, a expliqué les causes pour lesquelles il a réalisé ces films : « J’ai commencé au début des années quatre-vingt dix à m’intéresser à la médecine traditionnelle africaine sans penser un seul instant qu’elle allait occuper toutes ces années de vie. »
Un premier film, La nuit du bwiti, amenait le réalisateur à côtoyer, en Afrique centrale, au sein d’une société initiatique gabonaise, encore secrète à cette époque : le bwiti. « Installé dans la culture gabonaise depuis plus d’un siècle, le bwiti était le fer de lance de l’homme noir et sa réponse à l’homme blanc colonialiste grâce à une racine sacrée considérée par tous les Gabonais comme l’arbre de vie : l’iboga », poursuit le réalisateur, qui ajoute : « J’ai mis cinq années à me faire admettre dans les différents courants bwitistes, qu’ils soient animistes dans le Sud chez les Mitsoghos, ou syncrétiques dans le Nord avec les Fangs, beaucoup plus proches du pouvoir blanc et de la religion chrétienne. Et puis un jour, ces mêmes Fangs m’ouvrirent leur porte et je pus commencer à filmer dans les bandjas, les temples de la capitale. »
Le film, qui a remporté un énorme succès au Gabon, fut suivi d’une trilogie : Le souffle de la forêt, sur les ngangas ou les guérisseurs, Secrets de femmes, sur les femmes gardiennes de la tradition orale à travers la médecine traditionnelle africaine, et L’esprit de l’ayahuasca, qui retrace l’enseignement de cette plante, qui est aussi un breuvage à effet hautement psychoactif permettant de rencontrer le monde invisible des ancêtres.
Les films seront projetés conformément au programme suivant :
• demain mercredi 4, à 18h30, cérémonie d’ouverture et projection du film La nuit du bwiti ;
• jeudi 5, à 18h15, présentation et projection du film Le souffle de la forêt, suivies d’un débat ;
• samedi 7, à 17h, présentation et projection du film Secrets de femmes suivies à 18h, de la présentation et de la projection du film L’esprit de l’ayahuasca, et à 19h, d’un débat autour des deux films.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue hier à l’hôtel as-Safir, à Raouché, que l’ambassade du Gabon a lancé hier la semaine gabonaise, en présence des premier et deuxième conseillers, respectivement M. Jean-Louis Kombila et M. Marcel Mouandza Mombo, ainsi que du réalisateur de documentaires, M. Jean-Claude Cheyssial. Il s’agit de la projection de quatre films sur « La médecine traditionnelle et ses rapports avec la modernité », à l’amphithéâtre Pierre Aboukhater, au campus des sciences sociales de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas.« Dans ce pays où la spiritualité se développe comme un don du ciel, il existe une relation fondamentale entre la médecine et le sacré, incarné par les tradipraticiens qui soignent les maladies issues d’une transgression de la société ou psychosomatiques,...