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Ullrich-Coast, rupture en vue

La fin de l’aventure Coast se précise pour l’Allemand Jan Ullrich, pendant que ses partisans, à moins de deux mois du Tour de France, s’activent à la constitution d’une autre équipe reprenant l’effectif actuel de la formation, plombée financièrement et suspendue par l’Union cycliste internationale (UCI). Quatre mois exactement après sa spectaculaire signature chez les Allemands de Coast, présumés nouveaux riches du peloton et devenus provisoirement concurrents nationaux de son ancienne écurie Telekom, Ullrich s’apprête en effet à quitter un radeau à la dérive. « Il n’y aura plus d’équipe Coast avec Jan Ullrich », a lancé mercredi son manageur Wolfgang Strohband, attaquant sans ménagement le patron de Coast Gunther Dahms : « À l’avenir, tout sauf Dahms. Cela vaut pour Jan, Rudy Pevenage (directeur sportif d’Ullrich et de Coast, ndlr) et moi. Les dégâts d’image provoqués par Dahms sont suffisamment importants. » Nouvelle équipe... Propriétaire de la chaîne de prêt-à-porter pour jeunes Coast, Dahms est accusé en substance d’avoir fait miroiter des garanties de financement, qui n’ont finalement jamais été apportées. Ces impasses financières ont conduit au dépôt de bilan de la société gérant son équipe cycliste et à sa suspension jeudi dernier par l’UCI pour la deuxième fois de la saison, parce qu’elle n’a pas versé de salaires à ses coureurs en avril. Du coup, Jan Ullrich, unique vainqueur allemand du Tour de France (1997) et décidé à rééditer cet exploit après une année 2002 noire faite de blessures au genou et de suspension pour contrôle positif, n’a pu prendre le départ mardi du Tour des Asturies. Il y voyait une préparation idéale pour la Grande Boucle. Deux options s’offrent désormais au coureur pour éviter le pire, c’est-à-dire une année sans Tour. Soit un tranfert vers une autre formation, et les candidats à l’accueil ne manquent pas. Soit, et c’est l’option qui paraît privilégiée par Strohband et Pevenage, la création d’une autre équipe sur la base de l’actuelle et dont Ullrich demeurerait le leader. Dans cette optique, les deux hommes se prévalent du soutien du fabricant italien de cycles Bianchi. ... ou nouveau nom ? Un de ses porte-parole, Stefano Vigano, a déclaré hier : « Nous travaillons en étroite liaison avec l’Union cycliste internationale », ainsi qu’avec « de un à trois autres cosponsors, mais plus avec Coast ni Dahms. » Cette OPA d’un genre nouveau met évidemment en émoi Dahms, qui verrait ainsi s’envoler ses rêves de gloire médiatique. « Mes avocats vont examiner si Ullrich et Pevenage peuvent sortir comme cela de leurs contrats. Que la licence de Coast soit reprise simplement par une autre équipe reste totalement à clarifier », a estimé l’homme d’affaires. À en croire l’un des cosponsors actuels, le producteur de vitamines Vitamehr, Dahms entend rester dans la course : « Le plus vraisemblable est que l’équipe soit renommée, du nom de plusieurs autres futurs partenaires, parmi lesquels figurera toutefois Coast. » En clair, la bataille juridique est lancée. Auteur d’un début de saison prometteur, Ullrich espère surtout qu’elle ne s’éternisera pas.
La fin de l’aventure Coast se précise pour l’Allemand Jan Ullrich, pendant que ses partisans, à moins de deux mois du Tour de France, s’activent à la constitution d’une autre équipe reprenant l’effectif actuel de la formation, plombée financièrement et suspendue par l’Union cycliste internationale (UCI). Quatre mois exactement après sa spectaculaire signature chez les Allemands de Coast, présumés nouveaux riches du peloton et devenus provisoirement concurrents nationaux de son ancienne écurie Telekom, Ullrich s’apprête en effet à quitter un radeau à la dérive. « Il n’y aura plus d’équipe Coast avec Jan Ullrich », a lancé mercredi son manageur Wolfgang Strohband, attaquant sans ménagement le patron de Coast Gunther Dahms : « À l’avenir, tout sauf Dahms. Cela vaut pour Jan, Rudy Pevenage (directeur...