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Le démantèlement d’el-Qaëda pourra prendre une génération

Le réseau terroriste el-Qaëda, qui a implicitement revendiqué les attentats-suicide perpétrés lundi soir à Ryad, reste une organisation « puissante » dont le démantèlement pourra prendre « une génération », estime l’IISS. Le principal auteur du rapport 2002/2003 de l’IISS, Jonathan Stevenson, a estimé lors d’une conférence de presse que les attentats de Ryad, qui ont fait plusieurs dizaines de morts, « portent les marques » du réseau terroriste. Le centre affirme aussi que le réseau d’Oussama Ben Laden peut toujours compter sur quelque 18 000 « terroristes potentiels » qui ont transité par ses camps d’entraînement en Afghanistan avant la chute du régime des talibans en 2001. Les États-Unis et leurs alliés sont parvenus à détruire les bases de l’organisation terroriste et à arrêter ou tuer une dizaine de ses dirigeants ainsi qu’environ 2 000 de ses membres, souligne l’IISS. Toutefois, une vingtaine de chefs d’el-Qaëda courent toujours, le recrutement continue et les nouvelles technologies ont permis à l’organisation de devenir une « entité virtuelle » difficile à traquer, selon le rapport. « De façon perverse, les efforts en matière de contre-terrorisme ont poussé ce réseau transnational déjà décentralisé et insaisissable, à devenir encore plus difficile à identifier et à neutraliser », souligne ce document. Alors que ses dirigeants se sont « fondus » dans des villes pakistanaises, « les seules infrastructures physiques dont el-Qaëda ait besoin sont des lieux sûrs pour y fabriquer des bombes et y entreposer des armes », selon l’IISS. « Sinon, des ordinateurs portables, le codage, l’Internet, les passeports multiples et les facilités du transport mondial ont permis à el-Qaëda d’opérer comme une entité virtuelle », poursuit l’institut. L’IISS estime que ce réseau terroriste s’est « maintenant reconstitué et agit différemment mais de façon plus insidieuse et tout aussi dangereuse » qu’avant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. « El-Qaëda (ou son successeur) reste une organisation terroriste transnationale dont le démantèlement prendra peut-être une génération », note l’institut. Même si les États-Unis ont gelé quelque 125 millions de dollars d’avoirs d’origine terroriste, el-Qaëda dispose d’un « flot de fonds échappant la plupart du temps à tout contrôle » provenant de dons des sympathisants musulmans dans le monde, estime l’IISS. De plus, l’« attrait multinational du jihad » est tel que lorsqu’un terroriste kamikaze meurt au nom de l’islam, el-Qaëda trouve facilement des candidats pour lui succéder, conclut le centre de recherches.
Le réseau terroriste el-Qaëda, qui a implicitement revendiqué les attentats-suicide perpétrés lundi soir à Ryad, reste une organisation « puissante » dont le démantèlement pourra prendre « une génération », estime l’IISS. Le principal auteur du rapport 2002/2003 de l’IISS, Jonathan Stevenson, a estimé lors d’une conférence de presse que les attentats de Ryad, qui ont fait plusieurs dizaines de morts, « portent les marques » du réseau terroriste. Le centre affirme aussi que le réseau d’Oussama Ben Laden peut toujours compter sur quelque 18 000 « terroristes potentiels » qui ont transité par ses camps d’entraînement en Afghanistan avant la chute du régime des talibans en 2001. Les États-Unis et leurs alliés sont parvenus à détruire les bases de l’organisation terroriste et à arrêter ou tuer une...