L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier, sur des marchés des changes nerveux et désorientés à la suite de nouvelles déclarations sur les taux de change et après la publication de nouveaux indicateurs économiques de part et d’autre de l’Atlantique. Des prises de bénéfices entraînées par de nouveaux commentaires officiels sur la politique du dollar fort aux États-Unis ont donc rendu les marchés volatils. À cet égard, les opérateurs ont fait état des doutes émis par le secrétaire US au Trésor John Snow sur l’efficacité d’une intervention sur les marchés pour stopper la glissade du billet vert avant de réaffirmer en soirée, à l’occasion de la présentation d’un nouveau billet de 20 $ incorporant de la couleur, qu’un dollar fort est l’un des symboles les plus puissants des États-Unis et l’un des facteurs essentiels pour la prospérité de l’économie américaine. Ces nouveaux commentaires ont donc permis au dollar de se reprendre après avoir chuté à la suite de l’annonce par les ministres des Finances de la zone euro, réunis à Bruxelles depuis lundi soir, qu’un euro fort et stable était dans l’intérêt de l’économie européenne. Plus tôt dans la journée, l’euro avait été tiré à la hausse aussi par la nouvelle progression de l’indice Zew, sur les attentes de conjoncture en Allemagne pour les 6 mois à venir, de 18,4 à 18,7 pts en mai. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre peu après que les États-Unis avaient accusé un déficit commercial de 43,5 mds $ en mars après 40,4 mds $ en février (+7,67 %). Cette aggravation du déficit commercial a donc rendu le dollar très vulnérable. Mais, après que le ministre japonais des Finances, Masajuro Shiokawa, eut indiqué que son gouvernement allait poursuivre sa politique de prévention d’une hausse du yen, fort compromettante pour la reprise de l’économie au Japon, des rachats du dollar ont été relevés, lui permettant de se négocier à New York sur un ton nerveux et volatil à 1,1515 pour un euro contre 1,1545 la veille, à 1,6085 pour un sterling contre 1,6095, à 1,3145 FS contre 1,3105 et à 116,70 yens contre 117,05. En Bourse, les marchés américains des actions étaient en baisse hier sur des prises de bénéfices suscitées par les ventes décevantes de Wal-Mart, le recul de 0,2 % des ventes des chaînes de magasins la semaine dernière et les inquiétudes après l’attentat-suicide en Arabie saoudite la veille. La décision de Merrill Lynch d’abaisser sa recommandation sur certains fabricants de puces a également pesé sur la tendance des sociétés de ce secteur. Mais, malgré le recul de l’ensemble de la cote, des achats continuaient à être observés, plusieurs valeurs ayant fait l’objet d’une chasse aux bonnes affaires. En clôture, Wall Street a réduit ses pertes à 0,54 % à 8 679,25 pts et le Nasdaq à 0,11 % à 1 539,68 pts. De leur côté, les Bourses européennes ont été moins unanimes à la hausse, dans des marchés soucieux de la faiblesse du dollar qui pèse sur les cours des exportateurs allemands et français notamment. Le secteur automobile à été particulièrement à la peine ainsi que les valeurs hôtelières et d’aviation. C’est ainsi que le CAC 40 a fini quasiment stable à 2 963,63 pts (+0,03 %) alors que le Footsie était en légère hausse de 0,31 % à 3 999,90 pts et l’Extra Dax en baisse de 0,93 % à 2 909,95 pts. À Beyrouth, le marché des changes et la Bourse étaient fermés hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Maouled. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar hier, sur des marchés des changes nerveux et désorientés à la suite de nouvelles déclarations sur les taux de change et après la publication de nouveaux indicateurs économiques de part et d’autre de l’Atlantique. Des prises de bénéfices entraînées par de nouveaux commentaires officiels sur la politique du dollar fort aux États-Unis ont donc rendu les marchés volatils. À cet égard, les opérateurs ont fait état des doutes émis par le secrétaire US au Trésor John Snow sur l’efficacité d’une intervention sur les marchés pour stopper la glissade du billet vert avant de réaffirmer en soirée, à l’occasion de la présentation d’un nouveau billet de 20 $ incorporant de la couleur, qu’un dollar fort est l’un des symboles les plus puissants des...