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Changes et Bourses Persistance de la faiblesse du dollar

Le dollar n’a pas réussi à conserver ses gains hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur les marchés des changes internationaux après la publication d’un PIB américain inférieur aux attentes au 1er trimestre 2003 (voir par ailleurs). Il a été, en outre, affecté par la nouvelle et forte baisse de 5,6 % des reventes de logements aux États-Unis en mars après 3,9 % en février, neutralisant la hausse de 7,3 % des ventes de logements neufs contre une baisse de 3,3 % pendant la même période. De plus, l’accélération de la baisse de Wall Street et du Nasdaq consécutivement à la rechute des contrats à terme sur les indices boursiers a fait oublier la révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis établi par l’Université du Michigan de 83,2 pts à 86 pts en avril (définitif) contre 77,6 pts en mars. Dans ce contexte, la publication tôt dans la journée de mauvais indicateurs européens, dont l’aggravation du déficit budgétaire allemand au 1er trimestre 2003 (9,1 mds EUR), la révision à la baisse par Berlin de ses prévisions de croissance pour cette année de 1 % à 0,75 % et la maigre croissance du PIB britannique de 0,2 % au 1er trimestre 2003, ne devaient avoir qu’un impact négatif de courte durée sur les monnaies européennes. Selon les cambistes, les inquiétudes sur les déficits jumeaux aux États-Unis continuaient de maintenir le dollar sous pression, évoquant à cet égard le déficit budgétaire américain de 58,7 mds $ en mars et le déficit des comptes courants record de 136,9 mds $ au 4e trimestre 2002. Cela étant, le billet vert a éprouvé beaucoup de difficultés à conserver ses gains de la matinée, se négociant finalement à New York à 1,1030 pour un euro, après 1,0975, contre 1,1040 la veille, à 1,5890 pour un sterling, après 1,5880, contre 1,5930, à 1,3625 FS, après 1,3675, contre 1,3615, et à 120,25, après 120,85, contre 119,90. Nouveau recul des Bourses mondiales après de mauvais chiffres En Bourse, les marchés américains et européens des valeurs mobilières ont à nouveau reculé hier, sous la pression de prises de bénéfices et de chiffres de croissance américaine, britannique et allemande décevants. Selon les analystes, on peut blâmer les PIB, l’épidémie de pneumonie atypique ou la Corée du Nord pour la rechute des places boursières, mais ce sont surtout les ventes bénéficiaires relancées par le fléchissement des contrats à terme sur indices qui ont déterminé la tendance de la cote aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. En outre, la réduction par R.J. Reynolds de ses prévisions de bénéfices pour 2003 a fait oublier les bons résultats d’Amazon.com, alors que les avertissements lancés par Volkswagen et Daimler Chrysler sur leurs résultats et l’abaissement par Morgan Stanley de sa recommandation sur Prudential ainsi que la décision de l’Opep de relever son plafond de production sont venus peser sur la plupart des compartiments. C’est ainsi que Wall Street a cédé en clôture 1,58 % à 8 306,35 pts et le Nasdaq 1,56 % à 1 434,54 pts. Et un peu plus tôt, le CAC 40 avait abandonné 1,25 % à 2 866,74 pts, l’Extra Dax 1,85 % à 2 838,23 pts et le Footsie 0,74 % à 3 870,20 pts. À Beyrouth, le marché des changes et la Bourse ont été fermés hier en raison du chômage officiel à l’occasion du vendredi saint chez les communautés orthodoxes. Élie KAHWAGI
Le dollar n’a pas réussi à conserver ses gains hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur les marchés des changes internationaux après la publication d’un PIB américain inférieur aux attentes au 1er trimestre 2003 (voir par ailleurs). Il a été, en outre, affecté par la nouvelle et forte baisse de 5,6 % des reventes de logements aux États-Unis en mars après 3,9 % en février, neutralisant la hausse de 7,3 % des ventes de logements neufs contre une baisse de 3,3 % pendant la même période. De plus, l’accélération de la baisse de Wall Street et du Nasdaq consécutivement à la rechute des contrats à terme sur les indices boursiers a fait oublier la révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis établi par l’Université du Michigan de 83,2 pts...