Le champion olympique et seul vainqueur allemand du Tour de France (1997) Jan Ullrich a ressuscité après une annus horribilis en remportant hier détaché le 88e Tour de Cologne (202,3 km), sa première course cycliste en Allemagne depuis 19 mois. De retour à la compétition début avril après une série de blessures –deux opérations au genou droit en août – et sa suspension pour dopage jusqu’au 23 mars dernier, Jan Ullrich, 29 ans, a porté une attaque décisive à près de 55 km de l’arrivée, dans l’une des nombreuses côtes du parcours. À plus de 44 km/h (44,026 km/h), il a mené jusqu’au bout cette échappée solitaire, accroissant son avance au fil des kilomètres pour terminer détaché avec 1 min 52 sec d’avance sur le premier groupe de poursuivants, réglé au sprint par l’Allemand Danilo Hondo devant l’Autrichien Peter Wrolich, le vainqueur de l’an dernier. Devant, selon les organisateurs, près d’un million de spectateurs massés tout au long du parcours, Jan Ullrich, qui a quitté l’équipe allemande Telekom pour une autre formation germanique, Coast, s’est réconcilié avec son public et a paru beaucoup plus affûté que lors des printemps précédents, qu’il avait toujours entamés avec un net excédent de poids. « Jamais encore je n’avais gagné une course aussi tôt dans la saison », a-t-il déclaré après son exploit. Relativisant toutefois ce succès en soulignant qu’il « ne s’agissait pas d’une course de Coupe du monde », le champion allemand s’est félicité « de ses bonnes jambes et d’avoir pu maintenir une cadence élevée. » « Se faire mal » « Quand j’ai opté pour un come-back, je me suis mis dans la tête de le faire sérieusement en évitant toutes les erreurs des années précédentes, a-t-il ajouté. Cela m’a fait du bien d’être obligé de constater que tout n’était pas acquis d’office, qu’il fallait travailler, se battre et se faire mal. » Cette victoire, la 43e de sa carrière, la première ayant été le titre de champion du monde amateurs en 1993, est son premier succès depuis le titre de champion du monde contre-la-montre conquis le 11 octobre 2001 à Lisbonne. Le champion allemand avait repris la compétition au début du mois d’avril au circuit de la Sarthe-Pays de Loire, en France, qu’il a terminé à une honorable 20e place, puis participé la semaine dernière au Tour d’Aragon, en Espagne. Dans cette course, il a mis pied à terre samedi, un jour avant la fin, afin d’arriver à Cologne sans le stress d’un voyage de dernière minute. À une étape de la fin, il occupait la 30e place du classement général, à 1 min 50 sec du futur vainqueur, l’Italien Leonardo Peppioli. Son directeur sportif, le Belge Rudy Pevenage, qui a suivi Jan Ullrich de Telekom vers Coast, avait annoncé samedi que le champion olympique avait décidé de rajouter à son programme de préparation, pour son retour dans le Tour de France, la classique belge de la Flèche wallonne le mercredi 23 avril, deux jours après le Tour de Cologne et trois jours avant Liège-Bastogne-Liège. Jan Ullrich, qui sera papa à la fin de l’année d’un enfant de sa compagne, Gabi Weis, était promis aux plus hautes destinées après sa victoire de l’été 1997 dans le Tour de France, mais n’avait confirmé ensuite que par intermittence toutes les potentialités qui lui étaient prêtées. Son palmarès compte cependant quelques lignes qui feraient le bonheur de beaucoup : outre un titre de champion du monde amateurs et la Grande Boucle, entre autres le titre olympique sur route (2000), un Tour d’Espagne (1999) et deux titres de champion du monde de contre-la-montre (1999-2001).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le champion olympique et seul vainqueur allemand du Tour de France (1997) Jan Ullrich a ressuscité après une annus horribilis en remportant hier détaché le 88e Tour de Cologne (202,3 km), sa première course cycliste en Allemagne depuis 19 mois. De retour à la compétition début avril après une série de blessures –deux opérations au genou droit en août – et sa suspension pour dopage jusqu’au 23 mars dernier, Jan Ullrich, 29 ans, a porté une attaque décisive à près de 55 km de l’arrivée, dans l’une des nombreuses côtes du parcours. À plus de 44 km/h (44,026 km/h), il a mené jusqu’au bout cette échappée solitaire, accroissant son avance au fil des kilomètres pour terminer détaché avec 1 min 52 sec d’avance sur le premier groupe de poursuivants, réglé au sprint par l’Allemand Danilo Hondo devant...