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Des communistes vieillissants émergent du rideau de fer imposé par Saddam

Des hommes âgés assis dans un bâtiment délabré de Nassiriyah (Sud) se présentent comme étant du Rassemblement progressiste démocratique national (PDNG), mais ce label cache mal le fait qu’ils sont communistes et tentent de faire leurs premiers pas dans la politique irakienne de l’après-Saddam Hussein. « Notre objectif principal est d’établir un gouvernement démocratique multipartite », affirme Abdel Hassan Hamid, 61 ans, qui a été emprisonné durant huit ans sous le régime de Saddam Hussein en raison de ses opinions marxistes. « Nous voulons construire une personnalité irakienne progressiste. La pauvreté, la maladie et l’immoralité des pillages sont des indications de la déformation de l’âme irakienne », poursuit-il. M. Hamid et dix-neuf autres membres du PDNG, récemment formé, espèrent s’unir avec d’autres groupes « gauchistes » et former une coalition gouvernementale « nationaliste démocratique ». Mais, conscients des stigmates associés aux anciens États communistes et du fait que les États-Unis, l’ennemi numéro un de cette doctrine, contrôlent désormais l’Irak, M. Hamid et ses camarades s’affirment comme étant maintenant de simples démocrates de gauche. Toutefois, le sentiment communiste demeure fort au PDNG. Un homme qualifie la chute des pays communistes européens en 1991 de « désastre ». D’autres parlent avec enthousiasme d’un 1er mai à Bagdad qui, en 1959, avait attiré 1,25 million de communistes. « Nous croyons en une économie ouverte maintenant, dit M. Hamid, mais elle doit être contrôlée par le gouvernement. » D’autres défendent la liberté de religion, un anathème pour les communistes purs et durs. Bien qu’ils partagent les mêmes vues, les vingt hommes, des enseignants et des ingénieurs en majorité, apprécient surtout de pouvoir discuter politique ouvertement. Le Parti communiste irakien a officiellement été interdit en 1985, mais la campagne de persécution à l’encontre de ses membres avait débuté bien avant. Interrogé sur le nombre d’entre eux qui ont été emprisonnés sous le régime du parti Baas, tous lèvent la main. Mais ils refusent de s’attarder sur les persécutions et les tortures subies, préférant rêver d’un pouvoir politique. Ils disent que le PDNG a 3 000 sympathisants à Nassiriyah, une ville qui compte deux millions d’habitants, et des groupes de partisans au moins dans six autres villes, dont Bagdad, Bassorah (Sud) et Najaf (centre).
Des hommes âgés assis dans un bâtiment délabré de Nassiriyah (Sud) se présentent comme étant du Rassemblement progressiste démocratique national (PDNG), mais ce label cache mal le fait qu’ils sont communistes et tentent de faire leurs premiers pas dans la politique irakienne de l’après-Saddam Hussein. « Notre objectif principal est d’établir un gouvernement démocratique multipartite », affirme Abdel Hassan Hamid, 61 ans, qui a été emprisonné durant huit ans sous le régime de Saddam Hussein en raison de ses opinions marxistes. « Nous voulons construire une personnalité irakienne progressiste. La pauvreté, la maladie et l’immoralité des pillages sont des indications de la déformation de l’âme irakienne », poursuit-il. M. Hamid et dix-neuf autres membres du PDNG, récemment formé, espèrent s’unir avec...