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Changes et Bourses Dollar et Bourses affaiblis par les inquiétudes géopolitiques

L’offre du dollar s’est davantage contractée hier à Beyrouth en réaction à la démission surprise du gouvernement, dans l’attente de la formation de la nouvelle équipe ministérielle. Pourtant, la demande en cette monnaie ne devait guère dépasser les besoins courants du marché, dispensant la BDL de la vendre. Cela étant et eu égard au maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 512 et 1 512,50 LL contre 1 508,50/1 509 LL la veille. À l’étranger, le dollar a encore perdu du terrain hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, déprimé par les inquiétudes géopolitiques liées à l’éventualité d’une action militaire américaine en Syrie qui pourrait alourdir les frais de la guerre en Irak. Cela d’autant que celle-ci venait de coûter jusqu’à présent aux États-Unis plus de 20 mds $ et devrait coûter encore 2 mds $ par mois jusqu’à la fin de l’année. Dans cette crainte, les opérateurs, ne voulant pas trop s’exposer avant les congés de Pâques, ont estimé devoir attendre les développements qui devraient intervenir la semaine prochaine pour mieux évaluer ce que va faire l’économie américaine dans ce climat. En effet, le marché a fait montre d’indifférence à l’annonce hier d’une nette reprise de 8,3 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en mars contre une baisse de 10,4 % en février ainsi qu’au ralentissement de l’inflation avec la faible hausse de 0,3 % des prix à la consommation contre 0,6 % pendant la même période. Selon les analystes, les investisseurs semblent de plus en plus préoccupés aussi par le double déficit américain, faisant état d’un déficit budgétaire de 96,3 mds $ en février et d’un déficit des comptes courants de 503,4 mds $ en 2002. Et d’ajouter que les taux d’intérêt dans la zone euro, qui sont actuellement à 2,5 %, et en Grande-Bretagne à 3,75 %, continuent d’attirer davantage de capitaux que les taux américains qui ne sont qu’à 1,25 %. Compte tenu donc de toutes ces considérations géopolitiques, financières et monétaires, le dollar devait rester sous pression hier, se négociant à New York à 1,0915 pour un euro contre 1,08 la veille, à 1,5805 pour un sterling contre 1,5705, à 1,3705 FS contre 1,3925 et à 119,45 yens contre 120,30. En Bourse, la plupart des marchés des deux côtés de l’Atlantique ont mis fin hier à une progression de plusieurs jours après la guerre en Irak et ce, malgré la publication de bons chiffres macroéconomiques et de résultats encourageants de sociétés aux États-Unis. Pourtant, les opérateurs ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse de plusieurs actions américaines et européennes. Mais il n’en demeure pas moins que les performances du secteur américain de la haute technologie au 1er trimestre ont soutenu le marché de ces sociétés sans pour autant parvenir à faire monter l’ensemble de la cote. C’est ainsi que malgré la maigre hausse du Nasdaq de 0,27 % à 1 394,72 points, Wall Street a perdu 1,72 % à 8 257,61 points et un peu plus tôt le CAC 40 avait abandonné 0,9 % à 2 895,16 points, le Footsie 1,58 % à 3 854,90 points et l’Extra Dax 0,33 % à 2 824,68 points. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par la hausse de 10 980 actions A et 1 110 actions B de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 $ et de 4 1/2 à 4 3/4 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar s’est davantage contractée hier à Beyrouth en réaction à la démission surprise du gouvernement, dans l’attente de la formation de la nouvelle équipe ministérielle. Pourtant, la demande en cette monnaie ne devait guère dépasser les besoins courants du marché, dispensant la BDL de la vendre. Cela étant et eu égard au maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 512 et 1 512,50 LL contre 1 508,50/1 509 LL la veille. À l’étranger, le dollar a encore perdu du terrain hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, déprimé par les inquiétudes géopolitiques liées à...