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GUERRE Le siège de Sarajevo au musée

Sarajevo a inauguré une exposition permanente sur le siège de la capitale bosniaque par les forces serbes (1992-95), l’un des plus longs de l’histoire européenne durant lequel 10 000 personnes ont péri. « Sarajevo assiégé » montre notamment l’ingéniosité déployée par les habitants de la ville pour survivre pendant les 1 335 jours d’encerclement. Parmi les objets exposés, on trouve des uniformes de soldats confectionnés dans des couvertures provenant d’aides humanitaires, des cigarettes roulées avec des emballages de savon, des pages de livres ou encore des lampes à huile fabriquées à la main. On y trouve aussi des photographies des centres de sports et culturels qui ont été incendiés et des civils esquivant les balles de tireurs embusqués dans les rues ou des files d’attente pour recueillir de l’eau dans des jerricans. Les forces serbes de Bosnie encerclèrent Sarajevo en avril 1992, la maintenant constamment sous la menace des snipers. Elles coupèrent les alimentations en eau, électricité et gaz aussi bien dans les rues principales qu’à l’intérieur de la ville et les habitants ne purent survivre que grâce à l’aide humanitaire internationale. Les importants dégâts causés dans la ville par les trois années de siège sont quasiment effacés aujourd’hui et la vie a repris son cours normal. Pour Muhidin Hamamdzic, maire de Sarajevo, la création de ce musée représente l’un des plus importants événements depuis la fin du conflit. « J’en ai rêvé il y a onze ans, quand je me fabriquais un réchaud à partir d’une canette pour me faire du thé », a-t-il dit.
Sarajevo a inauguré une exposition permanente sur le siège de la capitale bosniaque par les forces serbes (1992-95), l’un des plus longs de l’histoire européenne durant lequel 10 000 personnes ont péri. « Sarajevo assiégé » montre notamment l’ingéniosité déployée par les habitants de la ville pour survivre pendant les 1 335 jours d’encerclement. Parmi les objets exposés, on trouve des uniformes de soldats confectionnés dans des couvertures provenant d’aides humanitaires, des cigarettes roulées avec des emballages de savon, des pages de livres ou encore des lampes à huile fabriquées à la main. On y trouve aussi des photographies des centres de sports et culturels qui ont été incendiés et des civils esquivant les balles de tireurs embusqués dans les rues ou des files d’attente pour recueillir de l’eau...