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Changes et Bourses Irrégularité du dollar et des Bourses

L’offre du dollar s’est contractée hier à Beyrouth, contrairement à la veille, alors que la demande est restée stationnaire, se limitant aux besoins commerciaux du marché. Dans ce contexte, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 512 et 1 513 LL. À l’étranger, les craintes de mauvaises surprises en Irak, comme par exemple l’apparition de mouvements de guérilla ou la découverte d’armes chimiques, ont maintenu le dollar sous pression, malgré le quasi-effondrement du régime de Saddam Hussein. À cela aurait contribué l’annonce hier par le Premier ministre britannique Tony Blair qu’il « existe toujours des dangers en Irak qu’il ne faut pas sous-estimer ». Et d’ajouter que les troupes de la coalition iront jusqu’au bout dans cette guerre, alors que le président George W. Bush faisait savoir de son côté, dans un message commun avec Blair, que le régime irakien est en train d’être chassé du pouvoir. Dans ce climat empreint de prudence et d’expectative, la publication d’indicateurs économiques américains meilleurs qu’attendu ne devait avoir aucun impact positif sur la tendance du dollar. À cet égard, les opérateurs ont ignoré la réduction de 2,2 % du déficit commercial américain à 40,32 mds $ en février contre 41,2 mds $ en janvier, ainsi que la baisse des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 38 000 (à 405 000) la semaine dernière en raison de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par la reprise de l’activité économique. Selon certains analystes, l’explication de ce phénomène réside dans le rééquilibrage des positions de changes, avec notamment une demande en euros de la part d’investisseurs misant sur le long terme. Mais pour d’autres, il semble indiquer que ces chiffres sont erratiques et insuffisants pour anéantir les craintes à moyen terme. Et d’ajouter que le déficit commercial américain devrait continuer de peser sur le dollar qui s’est finalement négocié à New York à 1,0785 pour un euro contre 1,0775 la veille, à 1,5725 pour un sterling contre 1,5635, à 1,3875 FS contre 1,38 et à 119,75 yens contre 120,10. En Bourse, Wall Street et Nasdaq étaient très instables hier, faisant des incursions tantôt en terrain négatif, tantôt en terrain positif, en raison d’un climat général d’incertitudes concernant l’économie américaine. Mais l’annonce d’une hausse de 0,7 % des ventes de la chaîne de magasins Wal-Mart en mars et d’un bénéfice de 46,7 mil. $ par Yahoo ! au 1er trimestre 2003 est venue soutenir un peu la cote. En effet, le Dow Jones est parvenu à gagner seulement 0,29 % à 8 221,33 pts et le Nasdaq 0,65 % à 1 365,60 pts. De leur côté, les Bourses européennes sont restées dans le rouge, les investisseurs s’inquiétant toujours des perspectives économiques après la guerre en Irak. Finalement, le CAC 40 a reperdu 2,75 % à 2 808,58 pts, le Footsie 1,5 % à 3 803,30 pts et l’Extra Dax 1,35 % à 2 697,10 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 000 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 3/8 $ et de 30 actions du Beirut Interbank Fund de 102 1/4 à 101 7/8 $ alors que 260 actions B de Solidere ont progressé de 4 1/2 à 4 3/4 $ et 1 000 certificats GDR de la Blom Bank se sont maintenus à 20 $. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar s’est contractée hier à Beyrouth, contrairement à la veille, alors que la demande est restée stationnaire, se limitant aux besoins commerciaux du marché. Dans ce contexte, le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait dans les échanges interbancaires entre 1 512 et 1 513 LL. À l’étranger, les craintes de mauvaises surprises en Irak, comme par exemple l’apparition de mouvements de guérilla ou la découverte d’armes chimiques, ont maintenu le dollar sous pression, malgré le quasi-effondrement du régime de Saddam Hussein. À cela aurait contribué l’annonce hier par le Premier ministre britannique Tony Blair qu’il « existe toujours des...