Washington accuse Damas de faciliter la fuite de responsables irakiens
le 10 avril 2003 à 00h00
Le Pentagone a accusé hier la Syrie de faciliter la fuite de responsables irakiens vers son territoire, une nouvelle mise en cause américaine à l’encontre d’un pays qui, selon les États-Unis, soutient le terrorisme. Cette détérioration du climat entre Damas et Washington n’est pas sans rappeler l’époque de la guerre du Liban et des tensions entre le dirigeant syrien Hafez el-Assad et le président américain Ronald Reagan. Mais à aucun moment cependant, les actuels responsables américains n’ont laissé entendre publiquement s’ils envisageaient de menacer plus explicitement les autorités syriennes. Hier, durant une conférence de presse au Pentagone, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pointant un doigt accusateur vers Damas, a tenu un discours sans ambiguïté sur les positions de son pays à l’égard de la Syrie. « La Syrie a contribué à faciliter les mouvements de personnes hors d’Irak vers la Syrie », a affirmé le ministre américain de la Défense. Il s’agit, a ajouté M. Rumsfeld, de « hauts responsables du régime (qui) quittent l’Irak vers la Syrie ». « Dans certains cas », a-t-il poursuivi sur la base d’informations des services de renseignements américains, « ils y restent, y trouvant un refuge et la sécurité. Dans d’autres cas, ils quittent la Syrie pour d’autres pays ». Mais M. Rumsfeld ne s’en est pas tenu à ces accusations. Il a également profité de l’occasion – la fin semblant très proche du régime de Saddam Hussein – pour décocher vers Damas une autre flèche : les Syriens continuent d’aider militairement l’Irak. « La Syrie continue à envoyer des choses en Irak », a-t-il poursuivi, évoquant précisément des lunettes de vision nocturne. Plus tôt, un responsable US avait déjà appelé les pays soupçonnés de se doter d’armes de destruction massive – en particulier l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord – à tirer les leçons qui conviennent de ce qui s’est passé en Irak.
Le Pentagone a accusé hier la Syrie de faciliter la fuite de responsables irakiens vers son territoire, une nouvelle mise en cause américaine à l’encontre d’un pays qui, selon les États-Unis, soutient le terrorisme. Cette détérioration du climat entre Damas et Washington n’est pas sans rappeler l’époque de la guerre du Liban et des tensions entre le dirigeant syrien Hafez el-Assad et le président américain Ronald Reagan. Mais à aucun moment cependant, les actuels responsables américains n’ont laissé entendre publiquement s’ils envisageaient de menacer plus explicitement les autorités syriennes. Hier, durant une conférence de presse au Pentagone, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pointant un doigt accusateur vers Damas, a tenu un discours sans ambiguïté sur les positions de son pays à l’égard...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.