COMMERCE Arrêt des exportations pétrolières irakiennes vers la Syrie
le 10 avril 2003 à 00h00
La Syrie a notifié ses clients pétroliers qu’ils devraient s’attendre à une baisse importante de ses ventes de brut, une indication que ses importations de pétrole irakien via oléoduc se sont arrêtées, selon le groupe de presse spécialisé Energy Intelligence Group (EIG). « La compagnie étatique syrienne de commercialisation de pétrole Sytrol a indiqué à ses clients que ses exportations pour l’ensemble de l’année 2003 baisseront de 40 % », écrit l’Energy Intelligence Briefing, une des publications de l’EIG, basé à New York. « La décision de Sytrol est le résultat de la fermeture par les forces américaines de l’oléoduc qui acheminait le pétrole irakien de Bassora (Sud) aux raffineries syriennes, ce qui permettait auparavant à la Syrie d’augmenter l’exportation de son propre pétrole », a-t-elle ajouté. La capacité d’exportation propre de la Syrie est estimée à 200 000 barils par jour, mais le pays exportait jusqu’en mars dernier le double de ce volume, grâce à des importations de pétrole irakien bon marché qui ont commencé en novembre 2000 sans l’autorisation des Nations unies. Ce commerce n’a jamais été confirmé par la Syrie, alors que le régime du président irakien Saddam Hussein l’a toujours démenti. Il a attiré à la Syrie les foudres des États-Unis qui ont accusé Damas de violer les sanctions imposées par l’Onu à l’Irak depuis 1990. L’Onu autorise l’Irak à vendre du pétrole uniquement sous le programme pétrole contre nourriture qui canalise, sous supervision internationale, le produit des ventes vers l’achat de produits de base destinés à la population. Le pétrole exporté sous ce programme est chargé depuis le terminal irakien de Mina al-Bakr, sur le Golfe, et depuis le terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée, relié à l’Irak par oléoduc. « Les exportations irakiennes effectuées hors du programme pétrole contre nourriture ont atteint leur apogée l’année dernière à 450 000 barils par jour », selon l’Energy Intelligence Briefing, qui ajoute que la Syrie absorbait la plus grande partie de ce volume, suivie par la Jordanie et ensuite la Turquie. Le pétrole destiné à la Jordanie et à la Turquie était acheminé par camions-citernes. La Jordanie a indiqué que ces livraisons se sont arrêtées quelques jours après le déclenchement, de la guerre, le 20 mars.
La Syrie a notifié ses clients pétroliers qu’ils devraient s’attendre à une baisse importante de ses ventes de brut, une indication que ses importations de pétrole irakien via oléoduc se sont arrêtées, selon le groupe de presse spécialisé Energy Intelligence Group (EIG). « La compagnie étatique syrienne de commercialisation de pétrole Sytrol a indiqué à ses clients que ses exportations pour l’ensemble de l’année 2003 baisseront de 40 % », écrit l’Energy Intelligence Briefing, une des publications de l’EIG, basé à New York. « La décision de Sytrol est le résultat de la fermeture par les forces américaines de l’oléoduc qui acheminait le pétrole irakien de Bassora (Sud) aux raffineries syriennes, ce qui permettait auparavant à la Syrie d’augmenter l’exportation de son propre pétrole », a-t-elle...
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