Après le déluge de pluie, les organisateurs du Grand Prix du Brésil de Formule 1 pourraient bien subir les foudres de la Fédération internationale automobile (FIA), après la course calamiteuse, les atermoiements de dimanche sur le circuit d’Interlagos à São Paulo. La FIA ne badine pas avec la sécurité. Or la troisième épreuve de la saison n’a été qu’une succession de bavures, d’hésitations coupables. S’il ne fallait pas s’attendre à une quelconque annulation de la course, contrats de télévision obligent, « the show must go on » (le spectacle doit continuer), la direction de course, les commissaires et l’équipe médicale ont paru débordés par l’accumulation d’accidents, d’incidents qui ont émaillé un Grand Prix apocalyptique au cours desquels les miracles se sont succédé, aucune blessure grave n’étant à déplorer. Ainsi au 27e tour quand Michael Schumacher est sorti au virage « 3 », la « Curva do sol », les commissaires et une grue travaillaient pour dégager les monoplaces déjà immobilisées au même endroit quelques tours plus tôt (Montoya, Pizzonia, Wilson et Verstappen). Par chance, la Ferrari de l’Allemand est venue « mourir » contre le mur de pneus sans toucher la Jaguar de Pizzonia ou la grue placée à quelques mètres. « Lenteur » coupable Dix tours avant, les commissaires manquaient encore de célérité pour dégager les débris de la Jordan du Britannique Ralph Firman qui, suspension avant droite cassée, venait de percuter la Toyota d’Olivier Panis par l’arrière, longtemps restés au beau milieu de le piste... au risque de conduire à une catastrophe telle celle ayant marqué la fin de la course. Au 55e tour, quand Fernando Alonso (Renault) roula sur les débris, percuta de plein fouet une roue de la Jaguar de l’Australie Mark Webber, c’est l’équipe médicale qui, cette fois-ci, faisait preuve d’une « lenteur » coupable. Si le pilote espagnol put sortir de sa monoplace par ses propres moyens, il resta assis contre un muret un long moment avant que les premiers secours ne viennent, ne lui posent une minerve et le placent sur une civière. Heureusement pour Alonso, rien de grave n’était à déplorer. À l’hôpital, seules des petites coupures au genou et au pied gauche, des contusions, avaient été décelées, Alonso étant autorisé à rentrer à Madrid dès hier. En cas de blessures plus sérieuses, le retard des médecins auraient peut-être pu avoir des conséquences graves. À la décharge des organisateurs brésiliens toutefois, les terribles conditions de la course ont fait que les incidents se sont succédé à une telle vitesse qu’il était bien difficile d’y faire face à chaque fois avec à propos.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après le déluge de pluie, les organisateurs du Grand Prix du Brésil de Formule 1 pourraient bien subir les foudres de la Fédération internationale automobile (FIA), après la course calamiteuse, les atermoiements de dimanche sur le circuit d’Interlagos à São Paulo. La FIA ne badine pas avec la sécurité. Or la troisième épreuve de la saison n’a été qu’une succession de bavures, d’hésitations coupables. S’il ne fallait pas s’attendre à une quelconque annulation de la course, contrats de télévision obligent, « the show must go on » (le spectacle doit continuer), la direction de course, les commissaires et l’équipe médicale ont paru débordés par l’accumulation d’accidents, d’incidents qui ont émaillé un Grand Prix apocalyptique au cours desquels les miracles se sont succédé, aucune blessure...