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Ankara et Téhéran souhaitent relancer un dialogue avec Damas sur l’Irak

La Turquie et l’Iran ont exprimé, hier, lors d’une visite à Ankara du chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi, leur volonté d’engager un dialogue avec la Syrie sur l’Irak et plus particulièrement la situation dans le nord de ce pays voisin, contrôlé par des factions kurdes. « La relance du mécanisme de consultation entre la Turquie, l’Iran et la Syrie est une nécessité. Nous sommes en faveur de réunions à trois en ce sens », a dit M. Kharazi lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue Abdullah Gül. Ce dernier a indiqué de son côté qu’il se rendrait le 13 avril à Damas à l’invitation du ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh pour évoquer la question irakienne. « Il n’y a rien de plus naturel que les pays de la région discutent » de la guerre en Irak, a-t-il dit, indiquant que son pays et l’Iran « partagent les mêmes préoccupations » concernant notamment le Kurdistan irakien. Ankara revendique le droit d’entrer dans cette zone, soustraite à Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991, de crainte que les Kurdes qui y vivent ne proclament leur indépendance et ne propagent des idées séparatistes parmi la communauté kurde de Turquie. M. Kharazi avait déjà présenté la question kurde comme « un sujet d’inquiétude commun à l’Iran et la Turquie ainsi qu’à la Syrie », pays où vivent des communautés kurdes. Comme son voisin turc, l’Iran craint des revendications kurdes sur son territoire. La Syrie est de son côté la cible de déclarations critiques des responsables américains concernant son aide présumée à l’Irak. M. Karazi a affirmé dans ce contexte que l’Iran et la Turquie avaient des « intérêts communs » au sujet de l’avenir politique de l’Irak et que « sans le soutien des pays voisins, il n’est pas possible d’assurer la stabilité en Irak ». Les deux ministres se sont en outre fermement prononcés en faveur de la sauvegarde de l’intégrité territoriale de l’Irak. M. Kharazi, interrogé sur les menaces américaines contre son pays, a déclaré que celles-ci n’étaient pas « nouvelles ». Les dirigeants iraniens, dont le pays se trouve comme l’Irak sur « l’axe du mal » dénoncé par le président américain George W. Bush, s’inquiètent de voir l’étau américain se resserrer sur eux. Le ministre iranien a accusé Washington de mener une « guerre contraire au droit international » contre l’Irak et a appelé les Nations unies à « intervenir » pour mettre un terme à l’opération américano-britannique.
La Turquie et l’Iran ont exprimé, hier, lors d’une visite à Ankara du chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi, leur volonté d’engager un dialogue avec la Syrie sur l’Irak et plus particulièrement la situation dans le nord de ce pays voisin, contrôlé par des factions kurdes. « La relance du mécanisme de consultation entre la Turquie, l’Iran et la Syrie est une nécessité. Nous sommes en faveur de réunions à trois en ce sens », a dit M. Kharazi lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue Abdullah Gül. Ce dernier a indiqué de son côté qu’il se rendrait le 13 avril à Damas à l’invitation du ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh pour évoquer la question irakienne. « Il n’y a rien de plus naturel que les pays de la région discutent » de la guerre en Irak,...