Rechercher
Rechercher

Actualités

La France attendue face à Malte

L’équipe de France de football va tenter de se faire pardonner sa bévue face à la République tchèque (0-2, le 12 février en amical) et, surtout, de reprendre sa marche en avant en s’imposant une 4e fois d’affilée en qualifications de l’Euro 2004, face à Malte ce soir à Lens. Malte ou autre, peu importe finalement l’adversaire, Jacques Santini n’en démord pas : son credo, c’est l’Euro. « C’est un match de qualification, on est tenu de le réussir, de gagner, donc de faire du jeu », affirme d’emblée le sélectionneur. Coincée entre le Gabon et le Rwanda, 125e nation au classement de la Fédération internationale (Fifa), la vaillante équipe maltaise, facilement battue (4-0) à l’aller à La Valette, le 16 octobre dernier, a pourtant tout l’air d’une aimable sparring partner. « La France est favorite, il y a un risque de décalage, de décompression. Dans un match tout peut arriver », prévient Santini, échaudé par le manque patent de motivation de certains face aux Tchèques au stade de France, insistant à plusieurs reprises sur la nécessaire « mobilisation » de son groupe. Contre ce genre d’adversaire, dont l’unique objectif est de ne pas prendre trop de buts, la France s’est déjà montrée capable du pire en compétition, avec une victoire arrachée in extremis (penalty dans les dernières minutes) contre Andorre (1-0, le 9 juin 1999 à Barcelone), comme du meilleur avec un dix buts au fond des filets de l’Azerbaïdjan (10-0), le 6 septembre 1995 à Auxerre. « L’équipe qui sera alignée sera composée des meilleurs joueurs du moment. Je ne vais pas faire d’expérience sous prétexte que c’est Malte », poursuit-il. Marcel Desailly resté sur les bords de la Tamise faute d’une forme internationale, l’axe central de la défense doit néanmoins être repensé. Le polyvalent William Gallas partant certain, Philippe Mexès paraît être le remplaçant idoine. Sauf qu’en sus de l’inexpérience de l’Auxerrois (2 sélections, jamais titulaire), les deux joueurs évoluent en club à droite de la charnière. « Ce sont des postes très importants. Il y a une réflexion à approfondir, le choix de la charnière centrale se jouera sur peu de choses », note-t-il, ajoutant que Thuram et, surtout, Silvestre – qui a la plupart du temps joué au centre en sélection – sont deux autres candidats à ce poste, même s’ils évoluent sur les côtés en club. Au milieu, la probable mise au repos de Patrick Vieira, capitaine courage épuisé d’Arsenal, pourrait profiter à Benoît Pedretti (2 sélections), néophyte séduisant lors de ses entrées en jeu en bleu. Vieira pourrait ainsi souffler être au rendez-vous contre les Israéliens, adversaires plus redoutables que les Maltais, mercredi à Palerme (Sicile) pour la 5e journée. Enfin, au côté du capitaine intérimaire Zidane et sans Pires, forfait sur blessure, l’attaque va devoir retrouver son allant de l’automne (12 buts en 3 matches) et se montrer plus efficace que contre les Tchèques pour faire, comme à l’aller, rapidement sauter le verrou adverse. « Il faudra faire preuve d’agressivité dans les duels, mais aussi dans le domaine technique. Contre les Tchèques, tout ce qui a été fait dans les vingt premières minutes était très stéréotypé et, surtout, trop lent, explique le sélectionneur. Il faut retrouver l’agressivité avec le ballon pour contourner le bloc maltais et conserver nos principes d’animation offensive. » « Le danger, c’est de ne pas prendre le match comme on a su le prendre contre la Slovénie (5-0, le 12 octobre dernier, ndlr), insiste encore Santini. Si on veut que le public lensois nous accompagne jusqu’au bout, il faudra réaliser la même entame. » Zidane content de son brassard Le meneur de jeu de l’équipe de France Zinedine Zidane s’est dit content hier de porter le brassard de capitaine en l’absence de Marcel Desailly et se verrait bien faire plus qu’un simple intérim. « Je suis content d’avoir récupéré le brassard et de pouvoir le porter deux fois de suite,» a dit le joueur du Real Madrid. « Je me verrais bien comme un capitaine au long cours si Marcel arrête.» Pour le remplacement de Desailly laissé de côté en raison de son manque de forme, Zidane était en concurrence avec le capitaine d’Arsenal Vieira. Le Madrilène précise que ces fonctions qu’il assumera contre Malte aujourd’hui à Lens et contre Israël mercredi à Palerme ne changeront pas son attitude sur le terrain. « Je ne crierai pas plus sur le terrain, » a-t-il dit. « Mais j’aurai plus de discussions que j’en ai aujourd’hui avec l’entraîneur. « Le plus difficile pour moi sera en fait de participer aux conférences de presse d’avant-match car je n’ai pas trop l’habitude de ça. »
L’équipe de France de football va tenter de se faire pardonner sa bévue face à la République tchèque (0-2, le 12 février en amical) et, surtout, de reprendre sa marche en avant en s’imposant une 4e fois d’affilée en qualifications de l’Euro 2004, face à Malte ce soir à Lens. Malte ou autre, peu importe finalement l’adversaire, Jacques Santini n’en démord pas : son credo, c’est l’Euro. « C’est un match de qualification, on est tenu de le réussir, de gagner, donc de faire du jeu », affirme d’emblée le sélectionneur. Coincée entre le Gabon et le Rwanda, 125e nation au classement de la Fédération internationale (Fifa), la vaillante équipe maltaise, facilement battue (4-0) à l’aller à La Valette, le 16 octobre dernier, a pourtant tout l’air d’une aimable sparring partner. « La France est...