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Ligue 1 : Lyon à toutes enjambées

En gagnant à Nice (0-1) son quatrième match d’affilée dimanche, l’Olympique Lyonnais maintient la pression sur ses concurrents directs, Monaco et Marseille, dans la course au titre de champion de France de football. La dernière défaite des tenants du titre semble loin. Dans le calendrier tout d’abord : c’était le 4 février à Monaco. Ce soir-là, lors de la 26e journée, les Lyonnais manquaient totalement leur partie, tant dans le score (2-0) que dans la manière, en affichant de cruels manques dans tous les domaines. Début février, on les pensait éliminés non seulement de la course aux lucratives places de la Ligue des champions, mais aussi incapables de relever le défi d’être la première équipe à conserver son titre d’une saison sur l’autre depuis 1993. Ils pointaient alors en cinquième position, à quatre points de Monaco, qui ce soir-là s’installait dans le fauteuil de leader. Six semaines et cinq matchs plus tard, les Lyonnais inversent totalement la tendance en remontant à une encâblure du duo de tête. « Monaco reste le favori, croit savoir Paul Le Guen, l’entraîneur. Mais nous, nous sommes là, en embuscade et nous saisirons toutes les opportunités. » Car durant cette période, Lyon concède un seul nul (0-0 devant Troyes à domicile) mais engrange aussi et surtout quatre victoires (Rennes, à Auxerre, face à Ajaccio et à Nice). « L’expérience ne suffit pas pour gagner, note encore l’entraîneur rhodanien, il faut aussi le talent et celui de Juninho nous est précieux. » Sur 15 points possibles, l’OL en marque donc 13, dont les trois derniers, après un nouveau chef-d’œuvre de tir ajusté du milieu de terrain brésilien dans les dernières minutes. Juninho, artisan du succès « Avant le match, nous nous étions fixé une ligne de conduite, révèle Paul Le Guen. C’était de ne pas presser trop haut les Niçois. » « Et même si parfois il était tentant de partir un peu à l’abordage, nous ne sommes pas tombés dans le piège. Il y a eu certes des passages un peu flous, mais nous avons su attendre. Je suis satisfait de cela. » La dernière défaite des Lyonnais semble aussi loin dans l’état d’esprit démontré. Aux absences de la défaite à Monaco, succèdent les ingrédients retrouvés des succès passés. En cinq matchs, Lyon affiche une nouvelle rigueur défensive (trois buts encaissés), une solidarité de tous les instants, un collectif équilibré et un réalisme offensif retrouvé (10 buts en cinq matchs). « On peut dire que notre expérience a été utile, mais il fallait aussi de l’abnégation, de la tenacité et de la patience. Et nous en avons fait preuve », constate encore l’entraîneur de l’OL. Comme lors des deux dernières saisons, Lyon, après avoir laissé échapper des points à l’automne quand la Ligue des champions alourdissait le calendrier, a été contraint de lancer le sprint au cœur de l’hiver, une fois l’Europe rangée au rayon des mauvais souvenirs. « Indépendamment des résulats de Marseille et de Monaco, que nous connaissions, nous voulions l’emporter à Nice », explique Patrick Müller. Les Lyonnais, qui n’ont plus que le championnat pour sauver leur saison, démontrent qu’il faudra donc compter sur eux dans l’emballage final. Pour le moment, ils restent cachés mais menaçants pour les leaders.
En gagnant à Nice (0-1) son quatrième match d’affilée dimanche, l’Olympique Lyonnais maintient la pression sur ses concurrents directs, Monaco et Marseille, dans la course au titre de champion de France de football. La dernière défaite des tenants du titre semble loin. Dans le calendrier tout d’abord : c’était le 4 février à Monaco. Ce soir-là, lors de la 26e journée, les Lyonnais manquaient totalement leur partie, tant dans le score (2-0) que dans la manière, en affichant de cruels manques dans tous les domaines. Début février, on les pensait éliminés non seulement de la course aux lucratives places de la Ligue des champions, mais aussi incapables de relever le défi d’être la première équipe à conserver son titre d’une saison sur l’autre depuis 1993. Ils pointaient alors en cinquième position, à...