Le Real, dans la douleur, met le cap sur sa dixième C1
le 20 mars 2003 à 00h00
«Les grandes équipes sont celles qui savent répondre au rendez-vous », raconte-t-on régulièrement du côté de Madrid pour expliquer la réussite européenne du Real, et une nouvelle fois le club madrilène a répondu présent en s’imposant dans des conditions difficiles (1-0) à Moscou, contre le Lokomotiv, pour empocher son billet pour les quarts de finale. L’équipe « galactique » avec ses stars n’a pas été souveraine en Russie, « suant dans le froid », comme le souligne le quotidien Marca mais, sur un champ de patates – « on aurait dit le terrain de mon village », confiait Iker Casillas –, le Real a su résister à la pression, marquer un petit but avec réalisme et surtout tenir le résultat avec courage et aussi un peu de chance. « J’ai énormément souffert. Sans doute est-ce le match pendant lequel j’ai le plus souffert depuis que j’entraîne le Real Madrid. On était en permanence inquiet par le résultat », a reconnu l’entraîneur Vicente Del Bosque, qui en a pourtant vu d’autres sur le banc du Real avec lequel il a déjà conquis deux trophées européens et une Liga. L’entraîneur espagnol se montrait même plutôt réaliste : « Si je devais mettre une note à notre deuxième phase, je dirais “passable”. Mais, c’est l’essentiel. Un club comme le Real se doit être en quarts de finale, il nous faut maintenant postuler au tableau d’honneur. » Chanceux « Ça sent la 10e (Coupe d’Europe) », souligne le commentateur-humoriste Tomas Guasch qui rappelle que le Real ne doit son salut qu’à un but de Portillo dans les arrêts de jeu à Dortmund et à une occasion en or ratée en fin de rencontre par Julio Cesar à Moscou mardi. « Si on avait compté sur un résultat de Milan, on serait éliminé. Mais aujourd’hui, la 10e Coupe d’Europe n’est plus un rêve, c’est une possibilité », estime Luis Figo, qui, comme son coéquipier Roberto Carlos (suspendu mardi), espère affronter Manchester United en quart de finale. Supporteurs et commentateurs sportifs, eux, se voient déjà à Old Trafford non pas en quarts de finale dans un mois, mais en finale en fin de saison. Il faut dire qu’après des semaines de doute derrière la Real Sociedad en Liga et à la 3e place du groupe en C1, le Real a connu une fin d’hiver propre à lui donner confiance : il est leader du championnat d’Espagne depuis deux journées et il est en quarts de la C1 « où tout le monde repart à égalité », selon Roberto Carlos. « Nous sommes en course pour les deux titres », constate Vicente Del Bosque. Son président Florentino Perez confiait il y a quelques jours, « je préférerais gagner les deux. » Il peut y croire : le Real a montré qu’il a les moyens de son ambition.
«Les grandes équipes sont celles qui savent répondre au rendez-vous », raconte-t-on régulièrement du côté de Madrid pour expliquer la réussite européenne du Real, et une nouvelle fois le club madrilène a répondu présent en s’imposant dans des conditions difficiles (1-0) à Moscou, contre le Lokomotiv, pour empocher son billet pour les quarts de finale. L’équipe « galactique » avec ses stars n’a pas été souveraine en Russie, « suant dans le froid », comme le souligne le quotidien Marca mais, sur un champ de patates – « on aurait dit le terrain de mon village », confiait Iker Casillas –, le Real a su résister à la pression, marquer un petit but avec réalisme et surtout tenir le résultat avec courage et aussi un peu de chance. « J’ai énormément souffert. Sans doute est-ce le match pendant lequel...
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