Les factions kurdes d’Irak placées sous commandement US
le 19 mars 2003 à 00h00
Les factions kurdes d’Irak ont accepté de placer leurs forces sous commandement des États-Unis en cas d’intervention armée de ce pays contre l’Irak, a déclaré hier le représentant du président américain auprès de l’opposition irakienne, Zalmay Khalilzad, au terme d’une réunion à Ankara entre diplomates turcs et représentants des principales factions kurdes. À propos de la requête de la Turquie d’envoyer des soldats dans le nord de l’Irak, officiellement pour faire face à un éventuel afflux de réfugiés en cas de conflit, M. Khalilzad a estimé que « l’envoi de forces régionales ou de forces turques ne serait pas le meilleur moyen de traiter » ces problèmes. Le diplomate américain a indiqué que les États-Unis, « pour prévenir une possible confusion », assumeraient la responsabilité de contrôler « tout mouvement de population civile et de milices » dans les villes du nord de l’Irak comme Mossoul et Kirkouk, riches en pétrole et dont la Turquie craint qu’elles ne tombent aux mains des groupes kurdes. « Toutes les parties présentes aux discussions d’aujourd’hui se sont engagées à décourager des mouvements incontrôlés de réfugiés et de personnes déplacées, et d’empêcher toute action qui pourrait inciter à la discorde civile », a-t-il ajouté. La rencontre d’hier réunissait, autour de représentants turcs et américains, les chefs kurdes Jalal Talabani, chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), et Nechirvan Barzani, neveu de Massoud Barzani, lui-même chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK). L’UPK et le PDK administrent le Kurdistan irakien, soustrait au contrôle de Bagdad depuis 1991. Des représentants des Turcomans, minorité turcophone du nord de l’Irak, que la Turquie souhaite voir participer à la future Administration irakienne, étaient également présents. D’autres entretiens sont prévus mercredi, élargis à l’ensemble de l’opposition irakienne, notamment de groupes chiites.
Les factions kurdes d’Irak ont accepté de placer leurs forces sous commandement des États-Unis en cas d’intervention armée de ce pays contre l’Irak, a déclaré hier le représentant du président américain auprès de l’opposition irakienne, Zalmay Khalilzad, au terme d’une réunion à Ankara entre diplomates turcs et représentants des principales factions kurdes. À propos de la requête de la Turquie d’envoyer des soldats dans le nord de l’Irak, officiellement pour faire face à un éventuel afflux de réfugiés en cas de conflit, M. Khalilzad a estimé que « l’envoi de forces régionales ou de forces turques ne serait pas le meilleur moyen de traiter » ces problèmes. Le diplomate américain a indiqué que les États-Unis, « pour prévenir une possible confusion », assumeraient la responsabilité de contrôler...
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