Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans un marché calme et réticent à l’offre comme à la demande en l’absence d’intérêt pour les placements en LL et en devises en dehors des besoins commerciaux courants. Le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a contribué à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL alors qu’on a continué de le négocier dans les échanges interbancaires entre 1 513,75 et 1 514,25 LL. Pourtant, le volume d’affaires est resté très mince, ne dépassant pas quelque 7 millions $, à en croire les milieux cambistes de la place. À l’étranger, l’euro a atteint hier son plus haut niveau depuis quatre ans face au dollar, frôlant passagèrement le seuil de 1,1070 $, après l’annonce d’un chiffre américain du chômage très décevant en février (voir par ailleurs) et peu avant la présentation du rapport du chef des inspecteurs de l’Onu sur le désarmement de l’Irak. L’annonce, démentie ensuite, de l’arrestation de deux fils d’Oussama Ben Laden a rendu les marchés très nerveux ainsi que les débats du Conseil de sécurité. De fait, après les propos du président George W. Bush tôt dans la matinée, selon lesquels son pays est à quelques jours d’une guerre contre l’Irak et que cette guerre ne dépend pas d’une nouvelle décision de l’Onu, le sentiment prévalant sur les marchés était qu’une action unilatérale des États-Unis semble maintenant plus que probable, la semaine prochaine ou la suivante. Ce phénomène est venu donc maintenir le dollar sous pression. Pourtant, les craintes qu’une guerre pourrait compromettre aussi la relance de l’économie européenne n’ont pas tardé à entraîner des prises de bénéfices sur l’euro, permettant au dollar de réduire ses dégâts par rapport à certaines monnaies et de regagner un peu de terrain face à d’autres. C’est ainsi qu’il est parvenu à se négocier finalement à New York à 1,1005 pour un euro contre 1,0970 la veille, à 1,6025 pour un sterling contre 1,6035, à 1,3360 FS contre 1,3350 et à 117,10 yens contre 117,35. Wall Street garde son sang-froid, les Bourses européennes dévissent En Bourse, les marchés américains des actions étaient très irréguliers hier, tiraillés entre les mauvaises nouvelles économiques aux États-Unis d’une part, et de l’autre les déclarations sur l’Irak. Il en est de même des prévisions décourageantes d’Intel sur ses ventes pour le premier trimestre 2003, qui ont aussi préoccupé les opérateurs. Pourtant, une chasse aux bonnes affaires a permis à Wall Street et au Nasdaq de terminer en hausse de 0,86 % et de 0,18 % à 7 740,03 pts et 1 305,29 pts respectivement. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient à nouveau sombré dans la déprime, prises en étau entre les craintes d’une détérioration des relations entre l’Europe et les États-Unis sur fond de crise en Irak et la brutale détérioration du marché du travail américain. En clôture, le CAC 40 a cédé 2,26 % à 2 574,91 pts, le Footsie 1,79 % à 3 491,60 pts et l’Extra Dax 0,24 % à 2 431,66 pts. À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier, avec le maintien de 3 855 actions A de 175 actions B de Solidere à respectivement 4 3/8 $ et 5 $ ainsi que de 20 540 actions C de la Byblos Bank à 1 3/4 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans un marché calme et réticent à l’offre comme à la demande en l’absence d’intérêt pour les placements en LL et en devises en dehors des besoins commerciaux courants. Le maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente a contribué à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL alors qu’on a continué de le négocier dans les échanges interbancaires entre 1 513,75 et 1 514,25 LL. Pourtant, le volume d’affaires est resté très mince, ne dépassant pas quelque 7 millions $, à en croire les milieux cambistes de la place. À l’étranger, l’euro a atteint hier son plus haut niveau depuis quatre ans face au dollar, frôlant passagèrement le seuil de 1,1070 $, après l’annonce d’un chiffre...