Le bonnet d’âne de la NBA tournait ces dernières années sur les têtes des Clippers de Los Angeles, de Denver et plus récemment de Memphis; il faut désormais compter avec Cleveland pour occuper le fond de la classe. Les « Cavs », nouveaux cancres de la Ligue, ne se rebiffent guère. Déjà absente des play-off depuis cinq ans, l’équipe d’Ohio ne parvient même pas à capitaliser 20% de victoires en saison régulière et n’est donc pas près de retrouver la « postseason ». Les dirigeants des Cavaliers, incapables de décoller du dernier rang de la conférence Est, ont il est vrai accumulé les bourdes conduisant à ce fiasco. Ils ont notamment laissé partir l’été dernier leurs trois meilleurs marqueurs avec Murray, Person et Miller, ce dernier étant aussi tout bonnement le premier passeur de la NBA. Difficile dès lors de boucher des trous aussi béants, malgré la montée en régime de l’explosif Ricky Davis. Cleveland, qui a au moins le mérite de pratiquer un jeu spectaculaire mais totalement débridé, est reparti avec une formation de gamins. Avec une moyenne d’âge inférieure à 24 ans, l’Ohio présente l’équipe la plus jeune de la NBA. Les erreurs de jeunesse sont donc très fréquentes et ce n’est pas un hasard si ces jeunes gens concèdent plus de 100 points par match en moyenne, soit la pire défense du championnat. Comme l’attaque des Cavs fait par ailleurs partie des cinq moins prolixes de la Ligue, John Lucas a déjà été prié d’aller coacher ailleurs. Mais le mal est plus profond et Cleveland, devenu la risée du pays, aura du mal à se défaire de son image de perdant. La honte sur Boston Dans les années 80, un match entre les franchises de Detroit et de Boston, qui cumulent 18 titres (dont 16 pour les seuls Celtics) mettait l’Amérique en émoi. On est bien loin de tout cela aujourd’hui. Le dernier déplacement des Pistons au Fleet Center a même débouché sur un incroyable camouflet pour les Celtics. Ces derniers, qui avaient déjà été battus de 45 points par Washington en début de championnat, ont été laminés, humiliés. La plus grosse déculottée de leur histoire s’est en effet soldée par une défaite de 52 points (66-118) après en avoir compté une soixantaine de retard dans les minutes précedentes. Inutile de préciser que les fans de Boston, déjà nostalgiques, n’ont pas du tout apprécié une telle déroute de leurs favoris à domicile. En plus de 50 ans d’existence, Detroit ne s’était jamais imposé sur une marge aussi large, même sur son parquet d’Auburn Hills. Le rouge de la honte est sur Boston.
Le bonnet d’âne de la NBA tournait ces dernières années sur les têtes des Clippers de Los Angeles, de Denver et plus récemment de Memphis; il faut désormais compter avec Cleveland pour occuper le fond de la classe. Les « Cavs », nouveaux cancres de la Ligue, ne se rebiffent guère. Déjà absente des play-off depuis cinq ans, l’équipe d’Ohio ne parvient même pas à capitaliser 20% de victoires en saison régulière et n’est donc pas près de retrouver la « postseason ». Les dirigeants des Cavaliers, incapables de décoller du dernier rang de la conférence Est, ont il est vrai accumulé les bourdes conduisant à ce fiasco. Ils ont notamment laissé partir l’été dernier leurs trois meilleurs marqueurs avec Murray, Person et Miller, ce dernier étant aussi tout bonnement le premier passeur de la NBA. Difficile...
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