En s’imposant à Marseille, Roger Federer a marqué des points avant d’affronter en quarts de finale de la Coupe Davis de tennis des Français qui n’ont guère brillé à l’exception de Nicolas Escudé, le seul à avoir semblé en mesure de contester la supériorité du Suisse avant de renoncer sur blessure. Même s’il n’a affronté aucun Français dans ce tournoi, la qualité des enchaînements de Federer, sur une surface qui sera vraisemblablement celle choisie par la France pour la rencontre – le greenset –, font de lui l’homme à battre de ce prochain tour (du 4 au 6 avril). « Il s’agira de neutraliser Roger Federer, qui appartient potentiellement aux cinq meilleurs joueurs mondiaux », avait prévenu Guy Forget. Federer a pris au pied de la lettre les louanges de Forget puisque sa victoire à Marseille le hisse au 5e rang mondial. « Il a des hauts et des bas, mais il a gagné le tournoi de Hambourg sur terre battue l’année dernière et a mis fin à une longue série de victoires de Sampras à Wimbledon en 2001 », rappelait le capitaine de l’équipe de France. « Peu importe la surface choisie. J’ai prouvé que je pouvais bien jouer sur toutes les surfaces », assène Federer, qui se reprend aussitôt : « Les Français sont clairement les favoris de ce quart de finale. Les résultats parlent pour eux. Ils jouent super bien en Coupe Davis. » Progrès « Mais c’est vrai qu’on veut prendre notre revanche. On aurait déjà pu les battre, à une balle près ! » rappelle-t-il. En 2001, lors d’un Suisse-France de premier tour de la Coupe Davis, Nicolas Escudé avait sauvé une balle de match dans le dernier simple décisif face à George Bastl. Pourtant arrivé « fatigué », le Suisse a pris à Marseille un ascendant psychologique sur des Français usés par leur victoire face à la Roumanie, et qui ont marqué le pas, physiquement pour Escudé ou mentalement pour Sébastien Grosjean et Fabrice Santoro. En prouvant qu’il était possible d’enchaîner un week-end de Coupe Davis et une semaine victorieuse en tournoi, Federer a adressé une autre leçon aux Français. Nicolas Escudé, qui a critiqué la préparation « excessive » de Guy Forget pour la Coupe Davis, selon lui à l’origine de son forfait, semble pourtant en douter. Le chef de file helvète, connu pour parfois lâcher prise, a également démontré ses progrès au niveau mental. Accroché en quarts de finale par le Néerlandais Raemon Sluiter, qu’il avait facilement battu en Coupe Davis, Federer s’est finalement imposé en trois manches, alors qu’il aurait sans doute laissé filer la rencontre il y a quelques mois. « Il a énormément travaillé le mental, il savait que c’était la principale chose à travailler chez lui, explique son entraîneur Peter Lundgren. Roger est de plus en plus conscient de son potentiel, il est sur le bon chemin. Je pense qu’il peut et qu’il veut vraiment devenir numéro un. Il en prend le chemin. » « Mais il ne pourra pas gagner un tour de Coupe Davis à lui tout seul », tempère-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En s’imposant à Marseille, Roger Federer a marqué des points avant d’affronter en quarts de finale de la Coupe Davis de tennis des Français qui n’ont guère brillé à l’exception de Nicolas Escudé, le seul à avoir semblé en mesure de contester la supériorité du Suisse avant de renoncer sur blessure. Même s’il n’a affronté aucun Français dans ce tournoi, la qualité des enchaînements de Federer, sur une surface qui sera vraisemblablement celle choisie par la France pour la rencontre – le greenset –, font de lui l’homme à battre de ce prochain tour (du 4 au 6 avril). « Il s’agira de neutraliser Roger Federer, qui appartient potentiellement aux cinq meilleurs joueurs mondiaux », avait prévenu Guy Forget. Federer a pris au pied de la lettre les louanges de Forget puisque sa victoire à Marseille le hisse...