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L’Irak en vedette américaine à la Berlinale

La conférence de presse de Spike Lee, le réalisateur de La 25e heure, s’est terminée en manifeste politique contre la guerre en Irak, un thème évoqué plusieurs fois au fil de cette 53e Berlinale qui baisse le rideau demain samedi, au lendemain d’une journée capitale à l’Onu. « Je suis totalement contre » la guerre en Irak, a déclaré le réalisateur de Jungle Fever et Malcom X en présentant en compétition pour l’Ours d’or La 25e heure, le premier film qui montre Ground Zero, le chantier où des bulldozers effacent les traces des attentats contre le Wall Trade Center. « Nous voulions exprimer la rage des New-Yorkais » après le 11 septembre, a expliqué le cinéaste, interrogé par un journaliste sur l’«exploitation» de ces attentats. «En tant que New-Yorkais, je n’aimerais pas tourner un film qui ne reflète pas les changements intervenus». « Mais, a-t-il poursuivi, la guerre contre l’Irak n’est pas une guerre contre le terrorisme. » Tour à tour, Spike Lee et ses trois acteurs, Edward Norton, Barry Pepper et Rosario Dawson, se sont exprimés contre la politique américaine. « J’ai oublié ce que c’était que d’être fier de la politique de son gouvernement, a déclaré Edward Norton. J’envie presque les Français et les Allemands qui sont d’accord avec la politique du leur. J’espère que la communauté internationale continuera à faire pression » sur Washington. « On devrait féliciter les gouvernements français et allemand », a ajouté Spike Lee, sous les applaudissements. Pour Barry Pepper, « la guerre est un aveu d’échec, c’est le dernier recours. En tant que canadien, mon pays est à la fois gouverné par les États-Unis et la Grande-Bretagne ! » Interrogé sur ses positions lors d’une conférence de presse, George Clooney a répondu : « C’est difficile pour moi d’en parler. Je ne veux pas apparaître comme antipatriotique ». « Je prie pour que se poursuive le débat », a ajouté la star, qui a joué dans Les rois du désert, une satire incisive de la politique américaine et de la guerre du Golfe, présenté il y a quelques années à la Berlinale. Je suis « très fier de ce film alors que cette folie continue », a-t-il dit. Plus évasif, Kevin Spacey, qui accompagnait La vie de David Gale de Allan Parker, s’est interrogé : « Je ne sais pas pourquoi, on veut toujours savoir ce que les acteurs pensent de la politique. J’espère que nous pourrons trouver une solution diplomatique. Dans la plupart des crises, nous en avons trouvé. Je vis dans l’espoir. » Lors d’une soirée de gala à Berlin sur le thème « Cinema for Peace », Dustin Hoffmann s’est prononcé contre la guerre, précisant qu’il « n’était pas antiaméricain, mais contre les positions du gouvernement actuel». Devant plus de 500 invités, l’acteur a déclaré que l’époque actuelle lui rappelait les années 1960 et le temps de la guerre au Vietnam. Cette guerre avait commencé avec un mensonge et « cela pourrait peut-être se répéter.» L’actrice espagnole Aitana Sanchez-Gijon, qui joue dans Je n’ai pas peur de l’Italien Gabriele Salvatore, a déclaré sous les applaudissements lors d’une conférence de presse : « Je n’ai pas peur de dire que je suis contre. Tous les acteurs en Espagne sont contre la guerre en Irak. »
La conférence de presse de Spike Lee, le réalisateur de La 25e heure, s’est terminée en manifeste politique contre la guerre en Irak, un thème évoqué plusieurs fois au fil de cette 53e Berlinale qui baisse le rideau demain samedi, au lendemain d’une journée capitale à l’Onu. « Je suis totalement contre » la guerre en Irak, a déclaré le réalisateur de Jungle Fever et Malcom X en présentant en compétition pour l’Ours d’or La 25e heure, le premier film qui montre Ground Zero, le chantier où des bulldozers effacent les traces des attentats contre le Wall Trade Center. « Nous voulions exprimer la rage des New-Yorkais » après le 11 septembre, a expliqué le cinéaste, interrogé par un journaliste sur l’«exploitation» de ces attentats. «En tant que New-Yorkais, je n’aimerais pas tourner un film qui ne...