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Victoire ibérique de prestige plutôt que de qualité

Si les journaux saluent unanimement la victoire de l’Espagne à Majorque, (3-1) face à l’Allemagne pour la première fois depuis 19 ans, ce match amical n’a pas atteint des sommets. Il sera difficile aux entraîneurs de tirer de cette rencontre de qualité médiocre des enseignements en vue des matches de qualifications à l’Euro 2004 en mars. « On a fait un grand match. On a battu une grande sélection, vice-championne du monde. Les spectateurs se sont amusés », affirme Raul, qui manie aussi bien la langue de bois que le ballon. Car dans les affirmations du buteur espagnol, une seule assertion est vraie : l’Espagne a battu l’Allemagne vice-championne du monde. De là à prétendre que son équipe a fait un « grand match » et que les spectateurs au bord de l’endormissement se sont « divertis », il y a un fossé. Que retenir de ce match ? Côté espagnol, les deux buts de Raul, devenu à seulement 25 ans le meilleur buteur de l’équipe d’Espagne avec 31 réalisations en 59 rencontres. Il dépasse ainsi son coéquipier du Real Madrid Fernando Hierro. « Je suis heureux d’entrer un peu plus dans l’histoire du football espagnol », a commenté Raul. Aucun doute : le capitaine espagnol est bien l’âme de cette équipe. Sans fondement Autre satisfecit pour les Ibériques, la victoire contre les Allemands peut leur donner confiance avant leur match contre l’Ukraine, leur principal rival dans le groupe de qualification de l’Euro. Les Espagnols nourrissaient un complexe vis-à-vis de l’équipe germanique. Leur dernière victoire remontait à l’Euro 84 et un but de dernière minute de Santillana, qui avait qualifié son équipe pour les demi-finales. Cet Euro 84 remporté par la France contre l’Espagne en finale reste justement le dernier haut fait d’armes d’une sélection, souvent favorite mais qui n’a pas encore atteint le niveau de ses clubs. Côté allemand, le sélectionneur Rudi Voeller aura bien du mal à tirer des enseignements positifs d’un match où ses défenseurs centraux ont brillé par leur absence et leurs mauvaises relances. « Il nous a manqué les fondements dont a besoin toute équipe. Ce n’est pas la faute d’un joueur en particulier », a confié l’ancien avant-centre. À noter toutefois la belle performance du jeune arrière gauche Tobias Rau (Wolfsburg), 21 ans, qui a complètement annihilé l’ailier droit espagnol Joaquin pour son premier match avec la Mannschaft. Il faudra toutefois attendre pour juger l’autre débutant allemand Benjamin Lauth (Munich 1860), entré au bout d’une heure et qui n’a pas eu de ballons à négocier en raison de la faiblesse du jeu de son équipe.
Si les journaux saluent unanimement la victoire de l’Espagne à Majorque, (3-1) face à l’Allemagne pour la première fois depuis 19 ans, ce match amical n’a pas atteint des sommets. Il sera difficile aux entraîneurs de tirer de cette rencontre de qualité médiocre des enseignements en vue des matches de qualifications à l’Euro 2004 en mars. « On a fait un grand match. On a battu une grande sélection, vice-championne du monde. Les spectateurs se sont amusés », affirme Raul, qui manie aussi bien la langue de bois que le ballon. Car dans les affirmations du buteur espagnol, une seule assertion est vraie : l’Espagne a battu l’Allemagne vice-championne du monde. De là à prétendre que son équipe a fait un « grand match » et que les spectateurs au bord de l’endormissement se sont « divertis », il y a un fossé. Que...