La Turquie a entrepris de « modifier » sa politique sur Chypre à la suite de la présentation d’un plan de réunification de l’île par le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a indiqué hier le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Yusuf Buluc. « Le plan apporte un nouvel élément important dans les efforts pour un accord de paix à Chypre. Au vu de ces éléments, il y a un besoin de modifier notre politique et c’est en train d’être fait », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. M. Buluc, qui n’a pas donné de détails sur cette évolution, a affirmé qu’il n’y avait pas « le moindre désaccord » entre la Turquie et la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie), dirigée par Rauf Denktash. La presse turque fait état depuis plusieurs jours d’un changement de la politique du nouveau gouvernement turc à l’égard de Chypre. Le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, renoncerait notamment, contrairement aux précédents gouvernements, à brandir la menace d’une annexion de la partie turque (nord) de Chypre. Une mission du ministère turc des Affaires étrangères est actuellement dans le nord de l’île pour des discssions avec M. Denktash à ce sujet. « Nous visons à parvenir à une position qui satisfasse toutes les parties concernées, y compris l’Administration chypriote grecque », a affirmé le chef de la diplomatie turque Yasar Yakis, cité hier par le journal libéral Radikal. Les diplomates turcs mettent « la dernière retouche » à cette politique, également souhaitée par l’armée, selon le journal. Le dirigeant de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan, s’est démarqué de l’attitude des gouvernements turcs précédents en critiquant la position intransigeante de M. Denktash face au plan onusien. L’Onu a proposé un plan de paix visant à mettre en place une confédération suivant le modèle helvétique à Chypre. L’Onu souhaite un accord d’ici à la fin février pour donner le temps aux deux communautés de se prononcer sur celui-ci par référendum avant que l’île ne signe, le 16 avril, son adhésion à l’Union européenne.
La Turquie a entrepris de « modifier » sa politique sur Chypre à la suite de la présentation d’un plan de réunification de l’île par le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a indiqué hier le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Yusuf Buluc. « Le plan apporte un nouvel élément important dans les efforts pour un accord de paix à Chypre. Au vu de ces éléments, il y a un besoin de modifier notre politique et c’est en train d’être fait », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. M. Buluc, qui n’a pas donné de détails sur cette évolution, a affirmé qu’il n’y avait pas « le moindre désaccord » entre la Turquie et la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie), dirigée par Rauf Denktash. La presse turque fait état depuis plusieurs jours...
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