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Ankara pourrait occuper le Kurdistan irakien

Les États-Unis et la Turquie mènent des négociations pour éventuellement autoriser des dizaines de milliers de soldats turcs à occuper une région kurde dans le nord de l’Irak, a rapporté le New York Times hier. « Cela concernerait une zone limitée, proche de la frontière », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un responsable américain qui a confirmé que des pourparlers étaient en cours avec Ankara, mais a qualifié d’exagérés les chiffres d’effectifs évoqués par des responsables turcs et kurdes. Certains groupes kurdes d’Irak résistent à ce projet en craignant que la Turquie cherche à dominer la région dans un contexte d’après-guerre en Irak. La Turquie cherche de son côté avec sa présence militaire à empêcher une répétition de ce qui s’était passé lors de la guerre du Golfe en 1991, quand un demi-million de réfugiés kurdes avaient passé la frontière turque. Selon le responsable américain cité par le journal, le rôle des troupes turques sera strictement limité à une portion du territoire irakien près de la frontière, et leur rôle se concentrerait sur des problèmes humanitaires tout en décourageant l’immigration en Turquie. Selon un responsable turc, les troupes turques ne participeraient pas aux combats contre les Irakiens, mais chercheraient à empêcher l’émergence d’un État kurde dans le nord de l’Irak et le retour d’une rébellion kurde qui a affecté le Sud-Est turc dans les années 1990. Par ailleurs, un émissaire américain a implicitement mis en garde la Turquie hier contre une intervention militaire unilatérale en Irak, indiquant que toute opération armée dans ce pays devrait se faire par une coalition internationale. Le représentant du président américain auprès de l’opposition irakienne, Zalmay Khalilzad, était interrogé par des journalistes sur l’hostilité des factions kurdes d’Irak à l’entrée de milliers de troupes turques dans le nord du pays qu’elles contrôlent depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991 et qui échappe au contrôle de Bagdad. Indiquant comprendre les « préoccupations légitimes » de la Turquie concernant un possible afflux de réfugiés kurdes d’Irak à ses frontières, M. Khalilzad a estimé que le « problème » pouvait être surmonté.
Les États-Unis et la Turquie mènent des négociations pour éventuellement autoriser des dizaines de milliers de soldats turcs à occuper une région kurde dans le nord de l’Irak, a rapporté le New York Times hier. « Cela concernerait une zone limitée, proche de la frontière », a déclaré sous le couvert de l’anonymat un responsable américain qui a confirmé que des pourparlers étaient en cours avec Ankara, mais a qualifié d’exagérés les chiffres d’effectifs évoqués par des responsables turcs et kurdes. Certains groupes kurdes d’Irak résistent à ce projet en craignant que la Turquie cherche à dominer la région dans un contexte d’après-guerre en Irak. La Turquie cherche de son côté avec sa présence militaire à empêcher une répétition de ce qui s’était passé lors de la guerre du Golfe en 1991,...