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Heureusement, il y a du suspense

La Ligue 1, avec sept formations en trois points en tête du classement à treize journées de la fin, cultive un suspense échevelé qui nourrit son intérêt, même si cela résulte d’un nivellement par le bas. Les présumées grosses écuries du championnat, au moins sur le plan budgétaire, ne parviennent en effet pas à imposer leur jeu dans les joutes domestiques alors qu’elles sont déjà inexistantes sur la scène européenne, à l’exception d’Auxerre dans la dévaluée Coupe de l’UEFA. En Angleterre, l’écart est déjà de 17 points entre le premier (Arsenal) et le septième (Southampton). Il est de 15 en Allemagne et en Espagne et de 13 en Italie. Un constat qui vaut aussi au Portugal, où le FC Porto reste le seul club européen invaincu en championnat, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Turquie. En France, le PSG (7e) ne pointe qu’à trois longueurs de Monaco (1er), dernier leader en date d’une compétition plus serrée que jamais. Dans la mesure où Lyon est devenu champion de France la saison dernière alors qu’il comptait 8 points de retard sur Lens à onze journées de la fin, rien n’est donc perdu pour le titre pour des équipes de milieu de tableau comme Lens (10e) ou Guingamp (11e). « On va tout faire pour être dans l’emballage final, vous savez, comme au sprint », lançait récemment l’entraîneur du PSG, Luis Fernandez, grand amateur de courses hippiques. La métaphore n’a jamais paru aussi pertinente pour qualifier la course d’attente que se livre cette saison un peloton groupé dont les membres cherchent d’abord à ne pas décrocher. Lyon semblait pourtant avoir la carrure pour revêtir le costume de premier de la classe du football français. Mais l’OL est victime de son irrégularité loin de Gerland (5 défaites en 13 déplacements en L1) et de sa fébrilité lors des matches décisifs (en Ligue des champions mais aussi en Coupe de l’UEFA, Coupe de France et Coupe de la Ligue). À l’image de Lyon, la casquette de favori est tout aussi difficile à porter pour Monaco, peut-être la meilleure formation sur le papier, Auxerre et sa talentueuse classe biberon, Bordeaux et son attaque de feu ou le PSG et son champion du monde brésilien Ronaldinho, au statut de remplaçant de luxe. Des formations qui s’installent à tour de rôle dans le fauteuil de leader sans parvenir à faire le trou. Ce manque de régularité des grosses cylindrées dans leurs performances déteint normalement sur le niveau général de L1. D’abord au niveau du nombre de buts marqués (532 en 244 matches, soit 2,2 en moyenne par match). Au niveau du jeu ensuite avec des formations qui, à l’image de Nice, de Marseille et du PSG, se construisent d’abord sur des bases défensives. On est bien loin des grands espaces de la Premier League anglaise (2,55 buts par match de moyenne) ou de la Liga espagnole (2,6 buts). Pas étonnant dès lors que les attaquants français comme Christophe Dugarry préfèrent l’exil en Angleterre, à l’image de Nicolas Anelka, Thierry Henry et autres Sylvain Wiltord. Au mercato, dix joueurs ont ainsi quitté la L 1, ce qui ne va pas en relever le niveau.
La Ligue 1, avec sept formations en trois points en tête du classement à treize journées de la fin, cultive un suspense échevelé qui nourrit son intérêt, même si cela résulte d’un nivellement par le bas. Les présumées grosses écuries du championnat, au moins sur le plan budgétaire, ne parviennent en effet pas à imposer leur jeu dans les joutes domestiques alors qu’elles sont déjà inexistantes sur la scène européenne, à l’exception d’Auxerre dans la dévaluée Coupe de l’UEFA. En Angleterre, l’écart est déjà de 17 points entre le premier (Arsenal) et le septième (Southampton). Il est de 15 en Allemagne et en Espagne et de 13 en Italie. Un constat qui vaut aussi au Portugal, où le FC Porto reste le seul club européen invaincu en championnat, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Turquie. En France, le PSG...