La pauvreté frappe désormais 57,5 % de la population de l’Argentine, une proportion inédite dans l’histoire de ce pays, a annoncé l’institut statistique gouvernemental Indec. Cette enquête, réalisée deux fois par an, a été effectuée en octobre. En mai, 53 % des 36 millions d’habitant du pays étaient considérés comme pauvres. Au cours de ces six mois, un million de personnes sont donc venues rejoindre les rangs des démunis. La définition de la pauvreté varie d’une province à l’autre, mais dans la capitale Buenos Aires et sa banlieue, une famille avec deux enfants est considérée comme pauvre si ses revenus mensuels ne dépassent pas 718,70 pesos (200 euros). Plus d’un Argentin sur quatre (27,5 %) est indigent, c’est-à-dire qu’il ne dispose pas des ressources suffisantes pour assouvir ses besoins alimentaires de base, soit environ 300 pesos (86 euros) pour une famille de quatre. La région la plus pauvre du pays est la région frontalière de la Bolivie et du Paraguay, où 71,5 % de la population vit dans la pauvreté ou la misère. Le ministre de l’Économie Roberto Lavagna a critiqué en début de semaine cette enquête, estimant qu’elle donnait une vision exagérément pessimiste de la situation. Il a souligné qu’une famille n’ayant pas de voiture ou ne partant pas en vacances était considérée par l’Indec comme étant pauvre. Les responsables de l’organisme public lui ont répondu que ces statistiques étaient compilées selon des normes internationales et que leur évolution était significative dans la mesure où sa méthode de calcul n’a jamais changé. En 1993, moins de 20 % des Argentins étaient pauvres (et moins de 5 % indigents).
La pauvreté frappe désormais 57,5 % de la population de l’Argentine, une proportion inédite dans l’histoire de ce pays, a annoncé l’institut statistique gouvernemental Indec. Cette enquête, réalisée deux fois par an, a été effectuée en octobre. En mai, 53 % des 36 millions d’habitant du pays étaient considérés comme pauvres. Au cours de ces six mois, un million de personnes sont donc venues rejoindre les rangs des démunis. La définition de la pauvreté varie d’une province à l’autre, mais dans la capitale Buenos Aires et sa banlieue, une famille avec deux enfants est considérée comme pauvre si ses revenus mensuels ne dépassent pas 718,70 pesos (200 euros). Plus d’un Argentin sur quatre (27,5 %) est indigent, c’est-à-dire qu’il ne dispose pas des ressources suffisantes pour assouvir ses besoins...
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