Dugarry, Swierczewski et Coly à Birmingham, Sommeil et Belmadi à Manchester City, André annoncé à Bolton : à l’issue d’un mercato plutôt calme, les clubs de la 2e moitié de tableau du championnat d’Angleterre de football ont largement fait leur marché en France, confirmant un engouement qui, depuis plus de dix ans, ne se dément pas. Rêve ou mirage, la Premier League continue à attirer. Le succès des Vieira ou autres Pires suffit à convaincre d’autres joueurs de signer pour des clubs dont la renommée n’atteint pourtant pas celle d’Arsenal. Birmingham, qui a engagé trois transfuges, occupe la 16e place, 7 points devant le premier relégable. Manchester City, qui a dépensé 6,5 millions de livres (10 M EUR) durant le mercato, est 10e. Bolton, qui convoite le Nantais Pierre-Yves André, est 17e. « Si je suis venu ici, ce n’est pas pour l’argent, c’est pour le défi sportif et pour l’ambiance car le championnat anglais, c’est comme jouer la Ligue des champions chaque week-end », expliquait récemment Christophe Dugarry. Le champion du monde et d’Europe, en bout de course avec Bordeaux, a vite déchanté. Pour son premier match avec les Blues, il a été « corrigé » 4 à 0 par le leader Arsenal. David Sommeil, de son côté, a été convaincu par son ami William Gallas (Chelsea) : « William m’a souvent dit que jouer en Angleterre était quelque chose de grand. Mes qualités propres devraient me permettre de m’y exprimer. » 150 étrangers Avec des affluences record, une qualité technique incontestable depuis l’arrivée de nombreux joueurs continentaux, la Premier League est aussi, avec l’Espagne, le dernier championnat à pouvoir encore casser sa tirelire. Grâce à d’importants revenus liés aux droits télévisés (un club comme West Bromwich, juste promu, a ainsi touché 30 millions d’euros cette saison, deux fois le budget de Nice), mais aussi à la faveur d’un régime fiscal plus avantageux, les clubs ont ainsi les moyens de se « payer » des étrangers. Sur quelque 600 joueurs de Premier League, plus de 150 ne sont pas britanniques et une soixantaine ont évolué en 1re division française. Aux grosses pointures comme Silvestre et Barthez (Manchester United), Robert (Newcastle) ou Anelka (Manchester City), s’ajoutent des joueurs un peu moins cotés mais aux qualités affirmées. Ainsi, Distin (ex-Paris SG), Benarbia et Belmadi font-ils le bonheur de Manchester City. Fabrice Fernandes, formé à Rennes et passé par Fulham, éclate à Southampton. Édouard Cissé, prêté à West Ham par le PSG, se morfond lui à la dernière place du classement, aux côtés de Frédéric Kanouté, tandis que Chelsea et Fulham comptent à eux deux pas moins de dix Français, dont un entraîneur. Mais pour beaucoup, le football anglais vit au-dessus de ses moyens. Selon Peter Kenyon, directeur de MU, il faudrait réduire de moitié le nombre de clubs professionnels (actuellement 80) pour assurer leur survie. Très endettés (110 millions d’euros pour Leeds) pour la plupart et menacés par une forte réduction des droits TV, les clubs, à l’exception des quatre ou cinq grands, pourraient paradoxalement continuer à piller le championnat de France, réputé pour être encore bon marché.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dugarry, Swierczewski et Coly à Birmingham, Sommeil et Belmadi à Manchester City, André annoncé à Bolton : à l’issue d’un mercato plutôt calme, les clubs de la 2e moitié de tableau du championnat d’Angleterre de football ont largement fait leur marché en France, confirmant un engouement qui, depuis plus de dix ans, ne se dément pas. Rêve ou mirage, la Premier League continue à attirer. Le succès des Vieira ou autres Pires suffit à convaincre d’autres joueurs de signer pour des clubs dont la renommée n’atteint pourtant pas celle d’Arsenal. Birmingham, qui a engagé trois transfuges, occupe la 16e place, 7 points devant le premier relégable. Manchester City, qui a dépensé 6,5 millions de livres (10 M EUR) durant le mercato, est 10e. Bolton, qui convoite le Nantais Pierre-Yves André, est 17e. « Si je suis...