Le Vatican pourrait faire « un geste concret » pour éviter un conflit Le Vatican pourrait envisager un « geste concret » pour éviter une intervention militaire contre l’Irak, a indiqué hier le ministre des Affaires étrangères du pape, Mgr Jean-Louis Tauran, qui n’a pas exclu l’envoi éventuel d’un émissaire à Bagdad. Interrogé par des journalistes à Rome lors d’un congrès à l’Institut latino-américain, le haut prélat a affirmé qu’il ne serait pas lui-même cet émissaire, s’il était décidé d’en envoyer un. « Pour l’instant il n’y a rien de concret. On est seulement en train d’y penser. Il s’agit d’une possibilité, non encore d’un projet », a-t-il souligné. Mercredi, à l’occasion d’un déjeuner à la nonciature du Saint-Siège en Italie, le cardinal secrétaire d’État, Angelo Sodano, a mis en garde les États-Unis contre le risque « d’irriter un milliard de musulmans » en planifiant une intervention militaire contre l’Irak. Le discours de Bush est une « déclaration de guerre », selon « al-Baas » Le journal du parti Baas au pouvoir en Syrie a qualifié hier de « déclaration de guerre » contre l’Irak le discours sur l’état de l’Union du président américain George W. Bush. « Le discours du président américain est une déclaration de guerre. Ce n’était pas un discours sur l’état de l’Union mais sur l’état de l’Irak, le pays encerclé » par les forces américaines déployées dans le Golfe, a estimé al-Baas. Selon lui, « la paix n’a plus aucune chance ». Le journal a estimé en outre que le président Bush a été « le premier électeur » dans les législatives israéliennes qui ont vu la victoire écrasante du parti du Premier ministre Ariel Sharon. Des banques du sperme US offrent leurs services aux GI Faisant assaut de patriotisme, des banques du sperme américaines offrent leurs services aux militaires américains en partance pour une possible guerre en Irak. La société californienne Cryobank a ainsi annoncé mercredi qu’une quarantaine de militaires avaient profité de son offre de conserver du sperme gratuitement pendant un an pour parer à tout risque de stérilité résultant des vaccinations et de l’exposition à des armes chimiques. Un député norvégien jouait à la guerre pendant un débat sur l’Irak Un député norvégien, filmé en train de jouer à la guerre sur son ordinateur portable pendant un débat au Parlement sur une éventuelle intervention militaire en Irak, a présenté ses excuses hier. Représentant du parti conservateur actuellement au pouvoir, Trond Helleland a expliqué au journal électronique Nettavisen qu’il avait l’intention de consulter son almanach sur son ordinateur de poche, mais que ses « doigts s’étaient un peu emballés ». « Je jouais à Metalion, un jeu que j’ai tout juste reçu. C’est un jeu à base de robots où l’on abat des drônes. Rien de sanglant », s’est expliqué l’intéressé, tout en assurant que cela ne l’avait pas empêché de suivre attentivement les débats. « Après l’Irak, le Pakistan ? » s’interroge la presse d’Islamabad La crainte de voir le Pakistan inscrit sur la liste des objectifs militaires des États-Unis a gagné les journaux pakistanais hier, après le discours du président américain George W. Bush sur l’état de l’Union réaffirmant sa volonté de désarmer l’Irak. « Si l’Irak peut être attaqué même si le monde reconnaît l’absence de preuve tangible de bioterrorisme ou de possession d’armes de destruction massive, pourquoi le Pakistan serait-il épargné, lui qu’on accuse de complicité officieuse avec les talibans ou Oussama Ben Laden », affirmait hier un éditorial du quotidien anglophone Daily Times. Le quotidien rappelle de récentes informations de la presse américaine accusant le Pakistan d’avoir facilité l’exportation de technologie nucléaire à la Corée du Nord, d’être incapable de maîtriser les milieux islamistes militants ou d’abriter dans les montagnes de l’ouest du pays, frontalières de l’Afghanistan, des militants des talibans ou d’el-Qaëda, voire le chef du réseau, Oussama Ben Laden.
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