Nucléaire Pyongyang a infligé un sévère camouflet à Séoul
le 31 janvier 2003 à 00h00
Le gouvernement sud-coréen a essuyé un revers dans sa tentative de régler la crise liée au programme nucléaire nord-coréen, après le fiasco essuyé en Corée du Nord par l’émissaire du président sud-coréen que le maître du régime stalinien de Pyongyang, Kim Jong-il, a refusé de rencontrer. Les commentateurs soulignent que le rôle de premier plan que s’est attribué la Corée du Sud pour régler la crise la plus délicate de ces dix dernières années pour la sécurité sur la péninsule apparaît de plus en plus précaire à l’issue de ce voyage. Si elle veut bien avoir un dialogue avec la Corée du Sud concernant les échanges économiques et l’aide, la Corée du Nord soutient qu’en matière de crise nucléaire son seul interlocuteur est Washington. De nombreux Sud-Coréens, en particulier le président élu Roh Moo-hyun, qui doit prendre ses fonctions le 25 février, s’interrogent sur le rôle de second plan de leur pays face aux États-Unis, et Séoul a pris de nombreuses initiatives ces dernières années pour améliorer ses relations avec Pyongyang. M. Roh a fréquemment évoqué le « rôle de premier plan » de la Corée du Sud dans la crise. Celle-ci avait été suscitée par les révélations américaines en octobre sur le programme nucléaire clandestin poursuivi par la Corée du Nord, en violation avec les accords de 1994. Toutefois, des bornes ont été clairement posées à l’influence sud-coréenne cette semaine, non pas par Washington mais par Pyongyang. Lim Dong-won, ancien ministre à l’Unification et haut conseiller du président sur les affaires nord-coréennes, a passé trois jours à Pyongyang dans l’attente d’un rendez-vous avec Kim Jong-il, ce qui avait été accepté d’avance de part et d’autre, selon les médias sud-coréens. Tout au long de son séjour, les responsables du ministère à l’Unification ont diffusé régulièrement des communiqués affirmant que M. Lim « espérait » toujours cette rencontre, pour finalement reconnaître que cette dernière n’avait pas eu lieu. L’émissaire devait remettre à Kim Jong-il une lettre personnelle du président sud-coréen. Au lieu de cela, la délégation sud-coréenne a été invitée à rentrer chez elle car Kim Jong-il était en dehors de Pyongyang pour « une tournée importante en province ». Un responsable du ministère des Affaires étrangères explique sous condition d’anonymat que par cet affront infligé à M. Lim, le chef de la Corée du Nord a fait preuve d’une véritable clairvoyance politique. « Le président Kim quitte ses fonctions dans environ trois semaines. Les Nord-Coréens n’ont tout simplement pas besoin de traiter avec lui. Si la Corée du Nord a des concessions à faire, elle les réserve au gouvernement de Roh Moo-hyun », ajoute-t-il.
Le gouvernement sud-coréen a essuyé un revers dans sa tentative de régler la crise liée au programme nucléaire nord-coréen, après le fiasco essuyé en Corée du Nord par l’émissaire du président sud-coréen que le maître du régime stalinien de Pyongyang, Kim Jong-il, a refusé de rencontrer. Les commentateurs soulignent que le rôle de premier plan que s’est attribué la Corée du Sud pour régler la crise la plus délicate de ces dix dernières années pour la sécurité sur la péninsule apparaît de plus en plus précaire à l’issue de ce voyage. Si elle veut bien avoir un dialogue avec la Corée du Sud concernant les échanges économiques et l’aide, la Corée du Nord soutient qu’en matière de crise nucléaire son seul interlocuteur est Washington. De nombreux Sud-Coréens, en particulier le président élu Roh...
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