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Changes et Bourses Reprise technique du dollar

L’offre du dollar s’est un peu développée hier à Beyrouth pour des raisons en rapport avec l’ajustement des positions de changes, comme à la fin de chaque mois. Pourtant, la réticence de la demande commerciale a fait de la BDL la principale contrepartie valable à l’achat de cette monnaie. Mais, après le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être fixé à 1 507,50 LL et négocié entre 1 500,75 et 1 501,25 LL avec souvent un point d’ancrage à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Le volume d’affaires aurait dépassé les 15 millions $, en grande partie placés à l’achat par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, les marchés internationaux des changes ont été le théâtre d’un mouvement de correction sur les grandes monnaies. Les opérateurs, qui avaient largement anticipé les mauvaises nouvelles sur la situation irakienne et les cours du pétrole, ont procédé à des ajustements de leurs positions de change au profit du dollar. À cela auraient contribué les commentaires du président de la Bundesbank, qui a indiqué qu’une poursuite de la hausse rapide de l’euro liée aux conditions géopolitiques et non pas à une modification des fondamentaux conjoncturels a un impact très négatif sur l’économie allemande, qui compte pour un tiers du PIB de la zone euro. Il en est de même de la déclaration du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires qui a fait savoir que la « rapidité » de la hausse de l’euro face au dollar est un sujet de « préoccupation ». Ce sentiment a été renforcé par l’annonce de la Fédération allemande du commerce de détail que le chiffre d’affaires de ce secteur a accusé l’an dernier un recul de 3,5 % par rapport à 2001. Cela, d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Insee que l’industrie manufacturière s’est détériorée en France, ainsi que le secteur du bâtiment et le climat des affaires. Pourtant, les rachats du dollar, qui avaient suivi ces développements, ont été confrontés ensuite à la publication d’une première estimation du PIB américain au quatrième trimestre 2002 inférieure aux attentes (voir par ailleurs) et à l’annonce d’une hausse des demandes d’allocations chômage aux États-Unis de 14 000 la semaine dernière (à 397 000) en raison de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées par l’affaiblissement de l’économie. Compte tenu de toutes ces considérations, l’ajustement de la baisse du dollar ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur. Il s’est finalement négocié à New York à 1,0810 pour un euro contre 1,0835 la veille, à 1,6535 pour un sterling contre 1,6470, à 1,3575 FS contre 1,3560 et à 119,05 yens contre 118,50. Les Bourses US en baisse En Bourse, les marchés américains ont piqué du nez, affectés par la publication de statistiques économiques décevantes alors que la menace de guerre avec l’Irak continue à peser sur la tendance. Les énormes pertes d’AOL Time Warner ont également assombri le climat entourant la cote ainsi que les mauvais résultats de Dow Chemical. En clôture, Wall Street a cédé 2,04 % et le Nasdaq 2,64 %. En revanche, les Bourses européennes ont été revigorées par les bons résultats d’AstraZeneca et le regain d’intérêt pour les financières, les pétrolières et les télécoms. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 1 000 certificats GDR de la Blom Bank de 19 5/8 à 19 3/4 $ et la stabilité des actions de Solidere A et B, de la Bank of Beirut et de Holcim. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar s’est un peu développée hier à Beyrouth pour des raisons en rapport avec l’ajustement des positions de changes, comme à la fin de chaque mois. Pourtant, la réticence de la demande commerciale a fait de la BDL la principale contrepartie valable à l’achat de cette monnaie. Mais, après le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être fixé à 1 507,50 LL et négocié entre 1 500,75 et 1 501,25 LL avec souvent un point d’ancrage à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Le volume d’affaires aurait dépassé les 15 millions $, en grande partie placés à l’achat par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, les marchés internationaux des changes ont été le théâtre d’un mouvement de correction sur les grandes monnaies. Les...