Trop tard pour une solution diplomatique, affirme Abdallah II
le 27 janvier 2003 à 00h00
Le roi de Jordanie Abdallah II a estimé dimanche à Davos qu’il était trop tard pour trouver une solution diplomatique à la crise entre les États-Unis et l’Irak. Le roi de Jordanie s’exprimait quelques heures après la mise en garde au président irakien Saddam Hussein de Colin Powell, le secrétaire d’État américain. Samedi en soirée à Davos, le chef de la diplomatie américaine avait eu l’occasion de croiser le roi de Jordanie qui assistait au même dîner en marge du Forum. Quelque peu alarmiste, le roi Abdallah a déclaré : « Tout peut arriver et j’espère que ce sera rapide et le moins douloureux possible. » Par ailleurs, le Premier ministre jordanien Ali Abou Ragheb a indiqué dimanche que son pays négociait avec les États-Unis l’achat d’un système de défense aérienne afin de protéger la Jordanie durant une éventuelle guerre contre l’Irak. « Nous étions à la recherche d’un système de défense aérienne russe et, comme nous ne pouvions l’obtenir au bon moment, nous avons décidé d’en discuter avec les États-Unis et certains pays européens », a dit M. Abou Ragheb sans préciser de quels pays européens il s’agissait. « Nous parlons d’une guerre dont nous ne connaissons ni les dimensions ni les conséquences », a ajouté M. Abou Ragheb, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse avec le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer. M. Abou Ragheb n’a pas confirmé que son pays comptait notamment se doter de batteries de missiles antimissiles Patriot américains, comme l’a écrit le journal pro-gouvernemental al-Raï. Le roi Abdallah II de Jordanie avait demandé jeudi aux États-Unis un système de défense aérienne, lors d’un entretien à Amman avec le chef des forces américaines dans le Golfe, le général Tommy Franks.
Le roi de Jordanie Abdallah II a estimé dimanche à Davos qu’il était trop tard pour trouver une solution diplomatique à la crise entre les États-Unis et l’Irak. Le roi de Jordanie s’exprimait quelques heures après la mise en garde au président irakien Saddam Hussein de Colin Powell, le secrétaire d’État américain. Samedi en soirée à Davos, le chef de la diplomatie américaine avait eu l’occasion de croiser le roi de Jordanie qui assistait au même dîner en marge du Forum. Quelque peu alarmiste, le roi Abdallah a déclaré : « Tout peut arriver et j’espère que ce sera rapide et le moins douloureux possible. » Par ailleurs, le Premier ministre jordanien Ali Abou Ragheb a indiqué dimanche que son pays négociait avec les États-Unis l’achat d’un système de défense aérienne afin de protéger la Jordanie...
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