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Le FMI retrouve des défenseurs

Un an tout juste après y avoir été villipendé, le bien-fondé du rôle du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de redonner un peu d’oxygène à l’Argentine en rééchelonnant la dette, est de nouveau défendu au Forum économique mondial de Davos. En ratifiant l’accord de restructuration de la dette argentine, après un bras de fer de plusieurs mois avec le gouvernement argentin, le FMI a joué son rôle de pompier des finances internationales et, si des critiques demeurent, les avocats du Fonds ont donné de la voix à Davos, haut lieu des rencontres entre politiques et économistes. À l’occasion de ce même forum l’an dernier à New York, une charge avait été lancée contre les institutions financières internationales par Jeffrey Sachs, professeur d’économie à la très réputée université américaine de Harvard. « Des gens meurent par millions en silence à cause de la pauvreté » et « c’est de la responsabilité du FMI et de la Banque mondiale », avait alors accusé Jeffrey Sachs. Juste avant d’arriver à Davos, le président argentin Eduardo Duhalde a égratigné les responsables du Fonds en confiant : « Ils ne nous ont pas aidés au pire moment de notre histoire et ils ont été hostiles envers nous.» Une critique qu’il s’est bien gardé de réitérer samedi à l’occasion d’une rencontre bilatérale avec Anne Krueger, directeur général adjoint du Fonds. Au cours d’une table ronde sur le thème : « Un monde sans le FMI », les intervenants ont en majorité défendu le Fonds. Nancy Birdsall, présidente du groupe de réflexion Center for Global Development, a bien parlé de « péché véniel » pour le FMI qui, par le passé, accordait des crédits sans en assurer le suivi, entraînant alors les pays les plus pauvres dans la spirale de l’endettement. Mais « le monde a besoin du FMI, il n’y a aucun doute là-dessus », a-t-elle affirmé. Pour Ricardo Hausmann, collègue de Jeffrey Sachs à Harvard, des modifications s’imposent toutefois. Une des solutions, selon lui, passe par la création d’un panier de 23 monnaies et la possibilité pour les pays d’emprunter dans cette monnaie fictive afin d’éviter la brusque variation du dollar, du yen ou de l’euro, devises dans lesquelles les emprunts sont libellés. Lors de cette table ronde, le milliardaire et patron de presse Steve Forbes a été le seul opposant déclaré au FMI. Dans bien des cas, « le FMI a été coupable », a-t-il dit. « Quand le Fonds arrive dans un pays, cela signifie une dévaluation et des impôts plus élevés»”, a estimé Steve Forbes.
Un an tout juste après y avoir été villipendé, le bien-fondé du rôle du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de redonner un peu d’oxygène à l’Argentine en rééchelonnant la dette, est de nouveau défendu au Forum économique mondial de Davos. En ratifiant l’accord de restructuration de la dette argentine, après un bras de fer de plusieurs mois avec le gouvernement argentin, le FMI a joué son rôle de pompier des finances internationales et, si des critiques demeurent, les avocats du Fonds ont donné de la voix à Davos, haut lieu des rencontres entre politiques et économistes. À l’occasion de ce même forum l’an dernier à New York, une charge avait été lancée contre les institutions financières internationales par Jeffrey Sachs, professeur d’économie à la très réputée université américaine...