Le quatuor brésilien du Paris-SG, à l’image de l’intermittent du spectacle Ronaldinho, peine à tirer vers le haut une équipe parisienne davantage bâtie pour résister aux coups de tabac que pour faire le jeu, et qui reçoit Marseille demain en Coupe de France. Le PSG, qui jouit d’une réputation flatteuse au Brésil, a appris à danser la samba au début des années 90 dans les pas de Rai, Valdo, Ricardo et autres Leonardo. Il rêvait d’un nouveau festival avec Ronaldinho, André Luiz, Paulo Cesar et José Aloisio, mais le quatuor, qui n’a été réuni que quatre fois au complet cette saison, peine à convaincre. Ronaldinho a certes gratifié le Parc des Princes de quelques traits de génie depuis ses débuts, en août 2001. Mais le champion du monde semble parfois choisir ses matches. Brillant contre Marseille (3-0) et Lyon (2-0) en championnat, il sombre trop souvent dans l’anonymat. « Si je retrouve le Ronnie de la deuxième partie de saison de l’an passé, à la fois passeur et buteur, on sera champion », affirmait récemment Luis Fernandez, souhaitant qu’il « se consacre à 100% au PSG ». Soumis début janvier à une cure de travail intensif après être rentré en retard de ses vacances au Brésil, Ronaldinho n’a pas encore joué en 2003. Ses deux derniers matches s’étaient soldés par deux penalties manqués (contre Nantes en Coupe de la Ligue puis Bordeaux en L1). Il devrait toutefois revenir contre l’OM demain, un choc à la mesure de son talent. L’irrégularité d’Aloisio Si « Ronnie » a surtout déçu dans les vestiaires, contraignant ses partenaires à lui réclamer des explications début janvier, Andre Luiz a, lui, déçu sur la pelouse. Arrivé de la Canebière à l’intersaison avec l’ambition d’être le pendant de Ronaldinho côté gauche, il a accumulé les déboires. Revenu requinqué et jeune marié après la trêve hivernale, il semblait repartir du bon pied. « J’ai connu des situations dix fois pires que mes premiers mois ici, affirmait-il il y a quelques jours. À chaque fois, je me suis relevé et les supporteurs ont fini par m’applaudir. Je sais qu’il en sera ainsi avec le PSG. » Malheureusement, sa blessure à Nice (luxation du coude), devrait le priver de terrain pendant environ six semaines. Des blessures qui n’épargnent d’ailleurs pas la colonie brésilienne du PSG, à l’image d’Aloisio, touché au genou gauche, et Paulo César, victime d’une entorse puis d’une contracture, qui ont très peu joué depuis trois mois. Aloisio a certes plusieurs buts décisifs à son actif, dont un la semaine dernière contre Le Havre (1-0). Mais son irrégularité n’en fait pas l’attaquant irrésistible qu’il voulait devenir en signant à Paris, en juin 2001. C’est finalement le moins attendu des quatre, Paulo César, arrivé à l’intersaison, qui a le plus séduit. Mal à l’aise côté droit, celui qui avait manqué de peu la sélection pour le Mondial 2002 s’est révélé sur le flanc gauche du milieu parisien en faisant admirer sa frappe pure du pied gauche. Mais plusieurs pépins physiques ont depuis perturbé sa progression. Comme Andre Luiz, il ne devrait sans doute pas jouer contre Marseille demain, comptant sur « Ronnie » et Aloisio pour défendre les couleurs brésiliennes. Un millier de supporters marseillais à Paris Un millier de supporters marseillais effectueront demain le déplacement à Paris pour assister au match PSG-OM, une rencontre placée sous « haute surveillance » avec la mobilisation de 2 000 policiers et gendarmes. « Les supporters devront avoir un comportement exemplaire sous peine de s’exposer à la garde à vue et à la comparution immédiate », a prévenu Guy Cazadamont, le responsable de sécurité du club phocéen. Outre le dispositif de surveillance renforcé autour du Parc des Princes, 360 contrôleurs et 167 stewards encadreront les 45 000 supporters attendus pour cette rencontre jouée à guichets fermés. Comme d’habitude, les supporters marseillais partiront en convoi et seront accompagnés par une cinquantaine de stadiers phocéens. « Plus j’ai de stadiers, plus je garde le contrôle. On pourra cependant faire un tas de réunions, on ne pourra jamais éviter tout dérapage pour une parole plus haute que l’autre ou pour une histoire de drapeau », a ajouté Guy Cazadamont. Pour le manager sportif de l’OM, Alain Perrin, la rencontre entre les deux clubs doit cependant d’abord demeurer sportive. « Les joueurs font leur métier et ne doivent pas être la cible des animosités entre supporters, qui doivent se régler en dehors du stade et du terrain », a-t-il affirmé. « S’ils ont envie de se défouler, qu’ils le fassent ailleurs, sur les parkings et en dehors de l’enceinte sportive », a-t-il affirmé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le quatuor brésilien du Paris-SG, à l’image de l’intermittent du spectacle Ronaldinho, peine à tirer vers le haut une équipe parisienne davantage bâtie pour résister aux coups de tabac que pour faire le jeu, et qui reçoit Marseille demain en Coupe de France. Le PSG, qui jouit d’une réputation flatteuse au Brésil, a appris à danser la samba au début des années 90 dans les pas de Rai, Valdo, Ricardo et autres Leonardo. Il rêvait d’un nouveau festival avec Ronaldinho, André Luiz, Paulo Cesar et José Aloisio, mais le quatuor, qui n’a été réuni que quatre fois au complet cette saison, peine à convaincre. Ronaldinho a certes gratifié le Parc des Princes de quelques traits de génie depuis ses débuts, en août 2001. Mais le champion du monde semble parfois choisir ses matches. Brillant contre Marseille (3-0) et...